Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)
  • En matière culturelle aussi, le changement, c’est maintenant!

     

     

    En matière culturelle aussi, le changement, c’est maintenant!

     
     
    La France ne serait pas la France s’il elle n’avait pas toujours promu les valeurs de l’intelligence, de la curiosité, de la création, de la réflexion et de la générosité dans le respect de chacun.
     
    Pendant dix ans au pouvoir, la droite a ouvertement méprisé les savoirs et la culture. Avec l’ambition avouée de détruire les services publics et l’Etat social que nous avons hérité des combats du siècle dernier pour lui substituer un Etat entrepreneurial dont la concurrence, la compétitivité et la rentabilité sont les maitres-mots. Elle s’est attaquée à nos institutions culturelles pour y appliquer une idéologie managériale, y normaliser la précarité parmi les personnels et y subordonner la production et la diffusion de la création artistique aux exigences de la compétitivité économique.
     
    Or, la culture n’est pas un produit commercial comme les autres, c’est d’abord un facteur d’émancipation, de fierté, de reconnaissance, d’élévation. C’est un élément constitutif de notre identité, c’est un lien entre des individus, entre des classes sociales, entre des générations, entre des pays.
     
    La culture ne doit donc pas être un élément d’un programme. Ce n’est pas une dimension qu’il faudrait ajouter aux autres politiques, quand on en aurait les moyens. Ce n’est pas un luxe dont, en période de vaches maigres, il faudrait se débarrasser. Elle doit être au cœur d’un projet politique. Et, comme le dit François Hollande : « la crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend plus indispensable ».
     
    Victime de coupes claires dans les budgets et la dérégulation des politiques publiques, le Ministère de la Culture n’est plus que l’ombre de l’ambition que voulaient lui donner André MALRAUX, Jacques DUHAMEL ou Jack LANG, et les collectivités locales ont été étranglées par des transferts de charges non compensées.. Or, aujourd’hui, quand l’Etat intervient d’un euro dans la culture, ce sont deux euros qui sont apportés par les collectivités locales car elles savent que la culture est non seulement l’un des secteurs les plus fertiles en termes de création d’emplois et mais aussi un moteur de développement et d’attractivité du territoire, sur le plan économique, social, éducatif.
     
    Avec l’élection de François Hollande aux plus hautes fonctions de l’Etat, le changement est aussi en gestation dans le secteur culturel : il s’est engagé sur la sanctuarisation des crédits pour la Culture, le retour à la TVA de 5% sur les livres et les billetteries, un plan national pour l’éducation artistique, un plan de soutien au spectacle vivant négocié avec tous les acteurs concernés, le vote d’une loi signant l’acte 2 de l’exception culturelle française, et la définition de contrats entre l’Etat et les collectivités locales pour un maillage culturel de tout le territoire.
     
    L’équilibre territorial, en matière culturelle comme ailleurs doit être une garantie de justice et de solidarité. Il s’agit d’irriguer tous les territoires oubliés, les zones défavorisées de nos départements et de nos régions, les quartiers délaissés de nos grandes villes, mais aussi des secteurs ruraux, souvent dépourvus d’équipements culturels de proximité. C’est pourquoi, la perspective d’une nouvelle étape de la décentralisation culturelle sera une bonne chose, afin que les arts et la culture permettent à tous et à toutes de sortir du repli sur soi. Car ce sont eux qui nous élèvent, qui nous construisent et qui nous rassemblent.
  • Une victoire qui libère, une victoire qui oblige, une victoire à consolider...

    Communiqué de Jean-Louis Tourenne, président du Conseil général d'Ille-et-Vilaine.
  • Tribune

    Tribune de Jean-Louis Tourenne, dans l'entre deux de l'élection présidentielle...
  • Tribune

    Tribune de Jean-Louis Tourenne, dans l'entre deux de l'élection présidentielle...
  • Les mensonges révoltants du président sortant

    Les mensonges révoltants du président sortant
  • Tribune

    Tribune

édito par Jean-Louis Tourenne

 

En passant par une SCOP ...

 
 
J’étais invité jeudi matin par Réso Solidaire à la visite d'une SCOP (Société Coopérative et Participative) qui se trouve au Rheu, près de Rennes. J’en profite d’ailleurs pour les remercier une nouvelle fois de leur sympathique invitation qui me fut par ailleurs très instructive et intéressante. Créée  il y a plus de 30 ans , cette société est devenue un acteur majeur du territoire et a  su développer des compétences  sur de nombreux projets transversaux grâce à des équipes pluridisciplinaires de qualité. Elle démontre surtout que l’organisation sous forme de SCOP est une réponse alternative à un modèle centralisé dans lequel la propriété de l’entreprise est dans les mains d’actionnaires qui n’en ont que faire de la situation des salariés, voire même dans certains cas  (nombreux ?), font pression sur leurs  conditions  de travail afin d’avoir un retour rapide sur investissement et à des taux élevés. Dans cette SCOP, le lien entre salariés , Pdg, citoyens est tenu, chacun étant un peu tout à la fois. Il en ressort, un bien être de tous, chacun se retrouvant au cœur des décisions de l’entreprise. Le partage des décisions, le partage des profits, la copropriété des moyens de production ne sont pas des utopies. L’économie peut très bien être prospère, générée de la croissance, et fonctionner sur un mode coopératif. Car ce qu’il ressort profondément de cette visite, c’est la capacité qu’ont  eu les salariés à coopérer et trouver un mode de fonctionnement qui leur soit propre. Ils partagent tous les mêmes intérêts, les mêmes objectifs. Ils partagent évidemment tous les mêmes valeurs, la même vision de la solidarité et de l’égalité face au travail. Alors certes, le modèle de société coopérative est fragile et repose sur une coopération de tous les instants. C’est un défi que nous pouvons et devons relever afin d’imaginer d’autres mode de production. Les enjeux sont de taille si nous voulons réinventer la place de l’Homme au sein de l’entreprise.
 
François Hollande a d’ailleurs bien saisi toute l’importance de soutenir ce mode d’organisation. C’est en ce sens qu’il a répondu à la sollicitation du Réseau des SCOP pour leur dire combien il désirait engager des réformes en faveur des modèles coopératifs. Ainsi, il annonçait que le rachat d’entreprises par leurs salariés pourrait représenter une solution pour éviter l’hémorragie actuelle d’entreprises. Par ailleurs, afin d'engager les changement nécessaire, dans ce même courrier, François Hollande proposait que de nouvelles dispositions soient prises rapidement dont certaines pourront être incluses, dès l’automne 2012, dans la loi de programmation du développement de l’économie sociale et solidaire. Le changement est donc bien en cours!
 
Le département continuera à s’engager pour promouvoir de nouvelles formes d’organisation, pour promouvoir l’économie sociale et solidaire et pour défendre les entreprises du territoire. L’actualité économique de ces derniers mois nous prouve que nous devons défendre une vision progressiste de l’entreprise et qu’il ne faut rien relâcher. Nos politiques, nos actes et nos actions en sont les preuves. Elles sont aux services de l’emploi, du développement durable, de l’aménagement du territoire et donc du maintien de l’Ille-et-Vilaine comme un département dynamique tourné vers ses habitants.

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