Universités. La majorité LREM: cachez ces mouvements que le peuple ne saurait voir …


 

Curieux cette attitude permanente empreinte de suffisance qui consiste à faire la leçon à tout le monde. Seule existe une vérité,  celle que prononcent les oracles de LREM à la suite disciplinée du Gouvernement. Les cheminots,  ces privilégiés dénoncés à grand renfort de proclamations – alors qu’on fait les yeux doux et des minauderies sonnantes et trébuchantes aux plus riches qui possèderont bientôt 80% des richesses nationales – les ouvriers qu’on pourra dorénavant licencier plus facilement, dans leur intérêt évidemment ! – ou encore les étudiants incapables de comprendre, bien qu’on le leur répète,  que Parcoursplus  n’est pas un  outil de sélection des entrées à l’université.

On dénonce, on méprise, on appelle concertation ce qui est au mieux des consultations polies et puis on s’étonne que la population ne soit pas immédiatement transportée par la grâce de paroles si justes et venues de si haut.

Peut-être eût-il été plus judicieux et signe d’une véritable considération – plutôt que de taxer, bien à tort, les contestataires d’être ultra minoritaires voire extrèmistes- d’engager une véritable concertation en sortant de cette posture engoncée dans ses certitudes qu’aucun doute ne vient altérer. Et  faire l’effort d’écouter et – plus encore – d’entendre.

Personne ne conteste que le tirage au sort n’était en rien une bonne solution. Il semble cependant difficile de considérer que le dispositif mis en place ne va pas déboucher sur une sélection cruelle pour ceux qui souhaitent, légitimement, faire des études supérieures. Nous savons, que  l’avenir de notre Nation repose sur une formation de masse la plus élevée possible.

Si les jugements à l’emporte-pièce du Gouvernement sont reçus comme autant de provocations, les pressions comminatoires qui s’exercent sur les Présidents d’Université intimant  de cacher les mouvements de mécontentements sont inadmissibles et indignes d’un pays considéré comme le berceau de la démocratie. Ainsi les auteurs des troubles qui traversent notre pays exigent, en grands courageux qu’ils sont, que d’autres – les Présidents d’Universités – mentent et posent le tapis dessus. A défaut  de cacher, qu’ils abandonnent, au moins, toute idée de dialogue pacifique pour entrer dans le cycle de la confrontation en faisant appel aux forces de l’ordre.

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