Extrait du discours du Président du Département lors du vote du BP 2014: notre action et notre capacité à agir


Depuis 2004, nous agissons quotidiennement pour mettre en œuvre notre projet politique, engagement pris devant les électeurs et traduit en projet stratégique départemental pour l’Ille et Vilaine. Nous avons jeté les bases d’un nouveau modèle de développement, en initiant de nombreux projets innovants, des expérimentations et des recherches-actions.

2014 marquera la poursuite d’un certain nombre d’entre elles, la mise en œuvre de nouvelles inscrites dans le projet.

Pour les grandes démarches de réflexions inter-partenariales de la collectivité, ce sera le temps du passage à l’expérimentation ou à l’action

La sécurisation des parcours professionnels sera concrètement testée sur trois entreprises d’Ille-et-Vilaine en 2014. L’enjeu sera d’élaborer un mode opératoire et une méthode qui permettent de gérer les transitions économiques des entreprises de 50 à 1 000 salariés en mutation. Pour identifier les besoins des entreprises et des salariés dans ces périodes de transition, l’ensemble des partenaires – UE, syndicats, Etat – membres du comité stratégique départemental continuera de se réunir. Fort de cette démarche, le Département s’est porté candidat, dans le cadre d’un appel à projet national, pour être reconnu territoire expérimental en matière d’anticipation et d’accompagnement des mutations économiques.

• Par ailleurs, nous allons approfondir notre coopération économique avec le Koweït, en matière aviaire et laitière, là où notre Département est performant. Un rapport spécifique vous est proposé aujourd’hui pour formaliser cette coopération agricole. Ce projet sera l’occasion de valoriser les savoir-faire de notre territoire, en ingénierie ou en production agricole, et permettre à nos entreprises de trouver des opportunités d’affaires à l’export. A cet égard, cette nouvelle coopération s’inscrit pleinement dans les ambitions du Pacte d’Avenir pour la Bretagne. Un accord entre le Koweît et la France sera signé à Paris le 17 février prochain et certainement en Ille-et-Vilaine dans les jours qui suivront.

Mes chers collègues, 2014 sera aussi le temps de l’évaluation pour les dispositifs dont nous avions d’ores et déjà lancé l’expérimentation

• La circulation de notre monnaie solidaire bretillienne, le Galléco, sur les territoires de Fougères, Redon et Rennes Centre sera évaluée, comme prévu, aussi bien au regard d’objectifs économiques que du point de vue du développement des circuits courts. Cette évaluation aura lieu au dernier trimestre 2014, après un an de circulation. L’ambition de cette monnaie est que chaque citoyen puisse agir pour dynamiser son lieu de vie et enrichir son territoire, redécouvrir les commerces de proximité, avec lesquels nous partageons des valeurs éthiques, dont la prise en compte de l’humain et de la nature. Le Galléco est un outil au service du nouveau modèle de développement que nous défendons, fondé sur les deux piliers de nos actions : la citoyenneté et l’économie durable.

• En 2014, nous procèderons aussi à l’évaluation de nos politiques éducatives en direction des collégiens. Ayant maintenant les quelques années de recul nécessaires pour constater leur efficience au regard des parcours des jeunes avant, pendant et après leur scolarité, l’Internat de respiration et l’Orientibus feront l’objet d’une évaluation. Aussi, et au-delà de l’aspect scolaire, nous accorderons une grande importance à la dimension éducative de ces politiques volontaristes que nous mettons en œuvre, aussi bien pour le jeune que pour sa famille. Plutôt que des dispositifs cloisonnés, nous souhaitons apporter une réponse globale et transversale aux jeunes bretilliens pour fluidifier leur parcours et les accompagner dans leur insertion et leur épanouissement personnel.

• L’année 2014 sera également marquée par le lancement et l’évaluation des actions de l’expérimentation d’alternatives au placement. Quatre de nos CDAS ont mis en place fin 2013 des actions pour accompagner les familles en cas de crise majeure, et pour mobiliser de façon intensive les parents afin que le placement soit évité ou le plus court possible. Le recours à l’environnement familial pour l’accueil d’un enfant en urgence est également expérimenté. Globalement, l’ambition que porte notre schéma départemental de protection de l’enfance est de faire de la prévention le socle de toute intervention, en considérant les ressources familiales et les solidarités de proximité comme complémentaires de l’action publique. C’est encore et toujours, mes chers collègues, un engagement fondé sur la citoyenneté, au service du nouveau modèle de société que nous dessinons.

Aussi, 2014 sera l’année de la généralisation des expérimentations qui ont été révélées comme véritables succès après la phase d’évaluation

• Ainsi nous généraliserons le Parler Bambin sur l’ensemble du territoire départemental. Si l’école est encore le creuset des réussites, encore faudrait il que tous les enfants y arrivent avec les mêmes atouts, un bagage langagier suffisant pour profiter pleinement des enseignements proposés. Le dernier rapport PISA a confirmé que l’école héritait des inégalités sociales et culturelles qui se construisent dans la période cruciale de 0 à 3 ans. Et que nous avions raison d’être volontaristes dans nos actions pour la petite enfance. En Ille-et-Vilaine, après un an d’expérimentation du Parler Bambin sur trois territoires différents – Rennes Bréquigny (urbain), Pays de Liffré (périurbain) et Louvigné du Désert (rural) – les constats des partenaires mettent en avant des effets très positifs en termes d’acquisitions de vocabulaire et de communication chez le jeune enfant, mais aussi d’évolution des pratiques professionnelles et d’accompagnement à la parentalité. Je vous convie d’ores et déjà le 20 février prochain à l’auditorium Anne de Bretagne à une conférence autour du rapport élaboré par Terra Nova « La lutte contre les inégalités commence dans les crèches ». La politique du Conseil général d’Ille-et-Vilaine y est retenue comme « exemple à suivre » et la présentation publique des préconisations permettra la réflexion et le débat.

Enfin, 2014 verra se lancer ou sortir de terre de grands équipements structurants pour les territoires et les habitants de notre Département

• Le collège de Crevin ouvrira ses portes à la rentrée prochaine, tous niveaux confondus. 106ème collège du Département, il permettra en outre de soulager les collèges de Bain-de-Bretagne, de Maure de Bretagne et de Guichen en les ramenant à des capacités d’accueil plus acceptables.

• La première pierre du stade d’athlétisme de Villejean sera posée la semaine prochaine. Ce sera un site à l’interface des deux universités, sur un quartier rennais sur lequel nous œuvrons pour l’égalité des chances. La plus grande mutualisation sera recherchée avec le Campus Sport Bretagne et les autres équipements urbains pour le plus grand intérêt du mouvement sportif breton et de l’athlétisme en particulier.

• Enfin, l’aménagement de la zone d’activité BioAgropolis à Javené va se poursuivre. Un point d’étape vous sera présenté lors de cette session. Les extensions prévues, notamment pas la construction d’une antenne dédiée à l’Agence du médicament Vétérinaire, montrent que nous avons eu raison de délocaliser, de soutenir le développement d’un pôle d’activité à Fougères. Ainsi nous pouvons réunir l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire qui a élagi le panel de ses activités, l’Institut en Santé Agro-Environnement, l’Agence du Médicament Vétérinaire une pépinière d’entreprises et une zone d’activités tertiaires ayant vocation à accueillir des entreprises évoluant dans le domaine de la santé animale, de l’agroenvironnement et de la nutrition.

2014 se poursuivra dans l’action, fidèle à notre cap, et grâce à notre budget maîtrisé

Toute cette effervescence démontre que même en fin de mandat, nous n’abandonnons rien de nos ambitions. Elles respectent bien évidemment le cap que nous nous sommes toujours fixé : la construction d’une société plus harmonieuse, plus solidaire, sur des territoires plus équilibrés. Ce cap, si nous ne nous en sommes jamais départis, c’est parce que nous avons toujours préservé et garanti notre capacité à agir par l’intermédiaire d’un budget maîtrisé.

Mes chers collègues,

Les marges de manœuvre du budget 2014 sont le fruit d’un important travail d’anticipation. Nos finances sont aujourd’hui des finances saines parce que nous avons eu le courage d’affronter la réalité en appelant à un effort de rationalisation dès avant la crise, en premier lieu à l’interne. Ce fut le sens du budget base zéro. C’est celui de la gestion de nos politiques à effectifs constants et de la maîtrise de nos dépenses de fonctionnement. En l’occurrence, ces dernières augmentent de moins de 2,8% par an.
Malgré cette hausse très contenue des dépenses de fonctionnement, notre Département, à force d’imagination, n’en demeure pas moins volontariste et efficace dans ses actions. Cette capacité à agir, nous la devons aussi aux agents départementaux, qui œuvrent pour la qualité du service rendu à nos concitoyens et font preuve d’une capacité d’adaptation qui n’est plus à démontrer: les agences départementales, la démarche on se connaît, les projets collectifs pour remettre en question les pratiques alors que le quotidien est déjà très occupé par le traitement des situations individuelles qu’appelle le travail social.

Vous trouvez que l’impôt coûte cher? Alors essayez sans!

Les marges de manœuvre du budget 2014 sont aussi le fruit du travail de concertation que les départements ont mené avec le gouvernement. Reconnus comme garants de la cohésion sociale, nous avons obtenu, nous en débattions ensemble lors des Orientations Budgétaires, de nouveaux moyens d’assurer le financement des allocations individuelles de solidarité. Aussi, si nous appliquerons le nouveau taux applicable aux droits de mutation, nous n’augmenterons pas la pression fiscale sur le foncier bâti en 2014. Nous ne revendiquons rien d’autre qu’une gestion sobre mais efficace de nos deniers publics et l’arrêt des discours démagogiques qui fustigent les taux de l’impôt sans jamais n’en regarder le produit, ni le service rendu à toute la population qui, sinon, devrait l’acheter au prix fort, pour ceux de nos concitoyens qui le peuvent, évidemment. Nous sommes attachés à la légitimité et à l’effet redistributif de l’impôt. L’organisation collective est économe et sans l’impôt, nombreux sont ceux qui ne pourraient pas financer leur accès à certains services pourtant essentiels au quotidien. Mes chers collègues, vous trouvez que l’impôt coûte cher ? Essayez sans !
Enfin, notre gestion budgétaire rigoureuse nous permet aujourd’hui de maintenir l’investissement du Département à un niveau élevé. 166 M€ sont inscrits au budget qui vous est présenté aujourd’hui en investissement, notamment dans les routes, pour soutenir notamment l’activité du BTP et tout le secteur industriel qui en dépend. Aussi, et dans cette même dynamique, nous renforcerons l’investissement en maitrise d’ouvrage départementale, pour un effet rapide sur l’économie locale.

One thought on “Extrait du discours du Président du Département lors du vote du BP 2014: notre action et notre capacité à agir

  1. “Mes chers collègues, vous trouvez que l’impôt coûte cher? Essayez sans” dites-vous. C’est juste, l’argent a quelques vertus, sans lui, c’est difficile, très difficile et pour tout le monde. “À effectifs constants les dépenses de fonctionnement augmentent de moins de 2,8% par an”. Il m’apparaît que ce pourcentage est à rapprocher du taux de l’inflation : 0,6% hors tabac, selon l’INSEE l’année passée, c’est donc 5 fois plus pratiquement. À priori, cela reste une dérive qui se perpétue depuis des lustres ( vos prédécesseurs ont sans doute fait de même) et contribue à augmenter la dette de l’Etat.
    La difficulté de votre tâche, c’est d’arbitrer entre l’essentiel, l’accessoire et le superflu. Et si tout ce qui vous paraît essentiel n’a pas encore été réalisé, il vous faut convaincre vos équipes de travaillez plus longtemps pour le même prix.
    Que pensez vous de l’intérêt de reprendre l’idée du Général de Gaulle de supprimer le sénat? C’est souvent par obligation, le manque de moyens, que certaines réformes prennent corps!

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