N.N.D.L., un projet pour désenclaver le Grand Ouest de la France…


Il n’est que de regarder une carte de l’Europe pour constater que l’ouest de la France et la Bretagne en particulier sont excentrés, loin de la fameuse banane bleue, axe majeur hors duquel il n’y aurait point de salut. Doit-on accepter sans réagir qu’il y ait la banane bleue, eldorado économique et social, et un désert européen qui n’aurait droit qu’à des miettes?

Le mépris de la démocratie

C’est dans ce contexte que se situe le projet de Notre Dame des landes, porté depuis les années 60 par tous les élus de tout bord, convaincus que par la qualité de ses infrastructures, l’ouest de la France ne resterait pas au bord du développement économique européen.

Nous avons le droit au développement, au bien être de nos populations et le devoir d’y pourvoir

C’est parce que l’A84 a vu le jour que des entreprises se sont installées sur l’axe Rennes Fougères, c’est avec Notre Dame des landes et son rayonnement interrégional que des secteurs entiers de l’économie et de la recherche pourront conserver leur dynamisme et leur potentiel d’emploi qui font la force de la Loire Atlantique et de la Bretagne, l’attractivité de nos territoires, malgré cette périphicité qui pourrait devenir un handicap mortifère si nous nous n’y prenions garde.

Le trafic aérien de l’aéroport de Nantes Atlantique a progressé de 11,87% en 2012 par rapport à 2011 avec 3 631 693 passagers contre 3 246 112 passagers un an plus tôt. Le trafic régulier a progressé de 17,92% avec 2 862 796 passagers alors que le trafic « vacances » est en baisse. Les vols réguliers vers l’Europe progressent de 38,51% en raison de l’offre de liaisons directes vers les principales métropoles européennes avec 20 ouvertures de liaisons régulières sur ces lignes en 2012.Alors que les vols vers Paris ne pèsent plus que 12% après avoir représenté 50% du trafic à partir de Nantes.

Ces chiffres sont trois à quatre fois supérieurs à la croissance moyenne nationale, preuve du dynamisme particulier du Grand Ouest. La progression du trafic se poursuit donc et atteint 37% de croissance en 3 ans (2010 : + 14,37%, 2011 + 7,08 %, 2012 : + 11,87%), et gagné un million de passager depuis 4 ans. Sur cette pente le cap des 5 millions de voyageurs pourrait être dépassé avant 2025.

Le mépris de la Province

Pouvons-nous prendre le risque qu’aucun équipement ne soit capable de prendre en charge demain ce développement des transports aériens, sauf à considérer, comme le font certains opposants parisiens que l’Ouest n’a qu’à se contenter de ce qu’il a ?

Ce n’est ni mon choix, ni ma volonté. Si l’ouest de la France veut garder toutes ses chances dans la compétition européenne, elle doit se doter des infrastructures à la hauteur de ses ambitions. Au côté de la L.G.V., d’infrastructures routières performantes, l’Ouest doit se doter d’un aéroport à la hauteur de ses ambitions. L’actuel aéroport de Nantes ne répond plus à celle-ci.

C’est d’abord un transfert de Château-Bougon avec une ambition de dynamique économique interrrégionale :

Le choix du transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique sur Notre Dame des Landes a été démocratiquement décidé. 6 millions d’habitants de Bretagne et de Pays de Loire par la voix de leurs représentants ont, depuis, 40 ans, décidé de sa réalisation fondée sur plusieurs justifications :

  • La localisation actuelle génère des nuisances pour les populations : plus de 40 000 personnes sont exposées au bruit et ce chiffre augmenterait si on s’orientait vers la création d’une deuxième piste ;
  • L’aéroport actuel impose à Nantes Métropole des restrictions d’urbanisation et pose donc des contraintes au développement de la ville et empêche une urbanisation économe des terres agricoles ;
  • La création de capacités nouvelles d’accueil sur le site de Nantes Atlantiques, qui imposerait de déplacer une partie des installations aéroportuaires, d’exproprier des entreprises et de nombreux riverains, entrainerait un coût du même ordre que les investissements publics aujourd’hui prévus.

En matière environnementale et de problématique foncière

  • Sur les 40 exploitants concernés par le projet, 30 ont fait l’objet de conventions à l’amiable, 5 vont stopper leur activité, 8 recevront de nouvelles parcelles ou seront indemnisées pour les pertes de revenus
  • La destruction des exploitations agricoles sera compensée en assurant le regroupement parcellaire. L’Etat et le concessionnaire prendront à leur charge l’intégralité des coûts d’aménagement foncier
  • Le projet a permis que des terres soient protégées : la ZAD a permis de préserver des espaces naturels et agricoles de l’urbanisation
  • La compensation écologique est en cours : reconstitution à proximité des milieux naturels équivalents à ceux altérés par la construction de l’aéroport.

Depuis 1965 des générations d’élus, à Nantes, en Loire Atlantique, dans la Région des Pays de Loire, mais aussi en Bretagne ont, suite à de nombreux débats, décidé de s’engager dans un projet structurant pour nos territoires, pour l’activité économique et pour l’emploi. Quelle que soit la localisation des réalisations (aéroport, parcs d’éoliennes, décharges,….) il y a toujours des opposants, et quand des intérêts personnels sont touchés, c’est somme toute explicable.
Que deviendrait notre démocratie si le suffrage universel qui a placé en responsabilité ces générations d’élus ne représentait plus rien ? Une France, à coup sûr ingouvernable !!!

Mais, la responsabilité des élus, ma responsabilité en tant qu’élu est de faire avancer des projets qui vont dans le sens de l’intérêt général. Notre Dame des Landes fait partie de ces projets structurants d’avenir, c’est pourquoi je le soutiens.

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