Ce dimanche 25 septembre 2011, la gauche a remporté une majorité absolue indiscutable, contredisant, entre autres, les pronostics (trop) confiants du président UMP sortant, Gérard Larcher. Je tenais à saluer cette victoire qui, à mon sens, n’est pas qu’une victoire technique, quoi qu’en disent ceux qui voudront toujours l’atrophier.
Les explications de fond, parmi lesquelles le rejet de la promotion d’un libéralisme outrancier et le rejet du retour à la centralisation, le ras l’bol des élus devant l’obligation d’obéir, le petit doigt sur la couture du pantalon, aux oukases Elyséens, offrent une lecture bien plus plausible et sérieuse du changement de couleur du sénat auquel nous avons assisté hier soir.
Car les grands électeurs aux sénatoriales, qu’ils soient de gauche ou de droite, sont en premier chef des élus locaux qui ont montré, par leur vote, qu’ils condamnaient le désengagement de l’Etat auprès des territoires, la perte d’autonomie financière de leur collectivité et un regroupement intercommunal conduit à marche forcée.
Cette alerte rose va permettre au Sénat de jouer pleinement son rôle de voix des collectivités, comme de force de proposition, pour relayer l’aspiration au changement de la majorité de nos concitoyens. Elle sera le gage d’un début de restauration d’une vie démocratique plus équilibrée, que nous ne cessons de défendre, en ces temps de défiance croissante des français envers la politique.
Mais ce n’est qu’un début. Notre mobilisation ne doit pas faiblir, d’autant plus que le gouvernement de Nicolas Sarkozy ne cesse d’avoir recours à des ruses politiciennes en tout genre, cherchant à masquer les aberrations de sa mandature. Entre autres, demander 200 millions aux plus riches dans trois ans et leur rendre plus de 2 milliards maintenant, voilà qui illustre bien la mauvaise foi et les orientations des hommes et des femmes qui dirigent actuellement notre pays.
La victoire de la gauche au Sénat est une victoire d’espérance. Dans les mois à venir, si nous voulons qu’elle présage d’un changement de plus grande ampleur pour notre pays, pour son système éducatif aujourd’hui dépouillé, pour ses citoyens vulnérables aujourd’hui oubliés, nous nous devons de rester vigilants et de défendre, sans relâche, le modèle de société que nous souhaitons.
C’est pourquoi je vous invite à défiler nombreux aujourd'hui lors de la mobilisation des enseignants contre les suppressions de postes, tout comme je vous invite à vous mobiliser pour les primaires citoyennes des 9 et 16 octobre prochains.
Merci.
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