Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

Les conclusions de la commission Balladur

Commission Balladur: Objectif, division des élus et reniement des engagements de l'Etat

 

 

Commission Balladur: Objectif, division des élus

Ainsi donc les conclusions de la commission Balladur auraient connu quelques fuites, évidemment à l'insu de son  plein gré de son dynamique animateur. On utilisait, hier le terme mille-feuilles, pour laisser entendre que notre pays regrogerait de strates administratives ce qui est faux. 3 niveaux de collectivités locales, ni plus, ni moins que les autres pays européens et des organisations de coopération entre communes, entre communautés - beaucoup moins que du temps où fleurissaient les SIVOM, les SIVU etc.. et qui ont permis l'équipement moderne de note pays . De la vitalité, de l'effervescence, de la concertation, de l'organisation des territoires...

Décision est prise, un matin, par un Président de la République, dans la fleur adolescente de l'âge, de réorganiser par volonté d'économie, les collectivités locales. Car bien sûr, elles sont responsables de la faillite de l'Etat: 20 000 € de dettes par habitant pour couvrir des dépenses de fonctionnement. Le département d'Ille et Vilaine 450 € de dette par habitant gagé sur l'augmentation de son patrimoine. Bien entendu, c'est le département qui gère mal e tla source de tous les maux.

Qui a jamais démontré que les départements sont sources de dépenses inutiles,  chargés qu'ils sont de l'action sociale notamment. mais je pourrai aisément prouver les économies réalisées depuis la décentralisation, l'amélioration des servikces rendus, leur meilleure adaptation aux besoins, le dynamisme local....

Et le remède proposé par la Commission Balladur dépasse l'entendement. "Ubu" actualisé par M. Balladur

  • Des Conseillers territoriaux: les mêmes pour la Région et le département. La Région, 1er interlocuteur de l'Union européenne, des grandes Régions européennes, réduites au rassemblement ponctuel des Conseillers Généraux. Avec quel budget? quelles recettes? quelle fiscalité. Une collectivité dont ne définit par les moyens à sa disposition n'existe pas.
  • Des métropoles: Rien contre le principe mais ça consiste en quoi? Qui dans la loterie nationale accède au statut de métropole? Si ça constitue un atout, ce qui reste à démontrer, comment accepter que Nantes en bénéficie et pas Rennes?
  • Le département est un espace de solidarité: entre les individus, entre les territoires pour renforcer la solidarité entre la métropole et son environnement, pour contribuer à offrir des services à égalité d'accès à toute la population d'Ille et Vilaine. Comment pourrait s'exprimer cette solidarité si le département n'a plus de compétences que sur une partie de son territoire? les Collèges ou les lycées dans la Métropole ou dans un autre établissement auraient des gestions, des orientations différentes, il en serait de même pour les routes, les maisons de retraite, les établissements pour handicapés etc...
  • Certes le département délègue aux villes la gestion du RMI mais définit ses orientations pour qu'il y ait harmonisation sur l'ensemble de son territoire. Et si l'Ille et Vilaine, sur ce point, est exemplaire ça ne ma paraît pas une raison suffisante pour en tirer argument pour soustraire  de la responsabilité départementale les personnes vivant en ville.
  • Quelles inégalités va-t-on créer? pour le département la gestion des territoires ruraux avec peu de moyens, peu de services et demain des antagonismes tels que n ous avions cru par notre architecture d'émnéagement du territorie, les éteindre.

 

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édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

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