Président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine

Les conclusions de la commission Balladur

Commission Balladur: Objectif, division des élus et reniement des engagements de l'Etat

 

 

Commission Balladur: Objectif, division des élus

Ainsi donc les conclusions de la commission Balladur auraient connu quelques fuites, évidemment à l'insu de son  plein gré de son dynamique animateur. On utilisait, hier le terme mille-feuilles, pour laisser entendre que notre pays regrogerait de strates administratives ce qui est faux. 3 niveaux de collectivités locales, ni plus, ni moins que les autres pays européens et des organisations de coopération entre communes, entre communautés - beaucoup moins que du temps où fleurissaient les SIVOM, les SIVU etc.. et qui ont permis l'équipement moderne de note pays . De la vitalité, de l'effervescence, de la concertation, de l'organisation des territoires...

Décision est prise, un matin, par un Président de la République, dans la fleur adolescente de l'âge, de réorganiser par volonté d'économie, les collectivités locales. Car bien sûr, elles sont responsables de la faillite de l'Etat: 20 000 € de dettes par habitant pour couvrir des dépenses de fonctionnement. Le département d'Ille et Vilaine 450 € de dette par habitant gagé sur l'augmentation de son patrimoine. Bien entendu, c'est le département qui gère mal e tla source de tous les maux.

Qui a jamais démontré que les départements sont sources de dépenses inutiles,  chargés qu'ils sont de l'action sociale notamment. mais je pourrai aisément prouver les économies réalisées depuis la décentralisation, l'amélioration des servikces rendus, leur meilleure adaptation aux besoins, le dynamisme local....

Et le remède proposé par la Commission Balladur dépasse l'entendement. "Ubu" actualisé par M. Balladur

  • Des Conseillers territoriaux: les mêmes pour la Région et le département. La Région, 1er interlocuteur de l'Union européenne, des grandes Régions européennes, réduites au rassemblement ponctuel des Conseillers Généraux. Avec quel budget? quelles recettes? quelle fiscalité. Une collectivité dont ne définit par les moyens à sa disposition n'existe pas.
  • Des métropoles: Rien contre le principe mais ça consiste en quoi? Qui dans la loterie nationale accède au statut de métropole? Si ça constitue un atout, ce qui reste à démontrer, comment accepter que Nantes en bénéficie et pas Rennes?
  • Le département est un espace de solidarité: entre les individus, entre les territoires pour renforcer la solidarité entre la métropole et son environnement, pour contribuer à offrir des services à égalité d'accès à toute la population d'Ille et Vilaine. Comment pourrait s'exprimer cette solidarité si le département n'a plus de compétences que sur une partie de son territoire? les Collèges ou les lycées dans la Métropole ou dans un autre établissement auraient des gestions, des orientations différentes, il en serait de même pour les routes, les maisons de retraite, les établissements pour handicapés etc...
  • Certes le département délègue aux villes la gestion du RMI mais définit ses orientations pour qu'il y ait harmonisation sur l'ensemble de son territoire. Et si l'Ille et Vilaine, sur ce point, est exemplaire ça ne ma paraît pas une raison suffisante pour en tirer argument pour soustraire  de la responsabilité départementale les personnes vivant en ville.
  • Quelles inégalités va-t-on créer? pour le département la gestion des territoires ruraux avec peu de moyens, peu de services et demain des antagonismes tels que n ous avions cru par notre architecture d'émnéagement du territorie, les éteindre.

 

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édito par Jean-Louis Tourenne

 

J'ai souvent dit à quel point il me semblait inquiétant de voir se développer au sommet de l'Etat les pires des pratiques: un culte de l'argent immodéré, des liens inquiétants avec les puissants, les importants, une politique au service de ces derniers, au service des privilèges et au détriment des plus faibles.
Il se dit beaucoup de choses sur Eric Woerth, Liliane Bettancourt, sur "les enveloppes" qui auraient circulé de main en main. L'opacité encore, l'opacité toujours. Un scandale au sein d’un gouvernement, c’est déjà très inquiétant mais objectivement peu y ont échappé. Mais là l’heure est grave car ils se multiplient, s’ajoutent les uns aux autres, au point presque que l’un chasse l’autre.
Il se développe un climat nauséabond qui empêche que ne se tiennent les vrais débats, qui intéressent l'avenir des francais, comme celui sur la réforme des retraites....Mais peut être cela les arrangent-ils finalement
Beaucoup de bruit, en somme, et je n'en rajouterai pas.
Mais qui ne serait pas choqué d'entendre, aujourd'hui, Christian Estrosi comparer les interrogations légitimes adressées à Eric Woerth, dont les situations de conflit d'intêret sont évidentes, avec les campagnes menées contre Roger Salengro, ministre du Front populaire, et Pierre Beregovoy. Ces deux personnalités, que tous savaient intègres, et dont tous reconnaissaient le respect élevé qu'ils avaient pour la politique, et qui ont choisi de mettre fin à leur vie. M.Estrosi ajoute que ceux qui voudraient que la justice fasse son travail sont des personnes "assoifées de sang". Cela revient à comparer nos médias  aux journalistes de la revue nationaliste et antisémite Gringoire qui avaient poussé, en 1936, Roger Salengro à commettre l'irréparable. Le propos est grossier, le trait outrancier.
Nous vivons une crise. Une crise économique, sociale mais également institutionnelle et de plus en plus morale. Et les propos de M.Estrosi n'honorent ni la république ni ceux qui s'en disent les représentants, au plus au sommet de l'Etat.

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