Parler de mille-feuilles c’était déjà, en dehors de son aspect savoureux, condamner par avance une organisation institutionnelle identique à celle des autres pays européens – hormis le nombre de communes- et surtout, donner un alibi à un Etat en faillite, impécunieux, dilettante avec l’argent public qu’on distribue à poignées comme le semeur d’autrefois. Les plus proches recueillant l’essentiel de la manne.
Des propositions illisibles : on accusait les collectivités de ne pas disposer de compétences suffisamment identifiables. Demain, élire sur la même liste des conseillers généraux et des conseillers généraux-régionaux va certainement renforcer la lecture et la compréhension.
Des propositions qui bafouent la démocratie : Des scrutins de listes. Comment disposer alors d’un interlocuteur connu, identifié comme le porte-parole de la population, notamment des plus démunis d’un canton. C’en est fini de la démocratie de proximité.
Des propositions ubuesques : des métropoles, enclaves dans les départements. De quoi exacerber les antagonismes et surtout réduire le champ de la solidarité. Les territoires les plus riches pratiqueront en leur sein l’action sociale avec les meilleures recettes. Les plus pauvres seront solidaires des encore plus pauvres. Le département d’Ille et Vilaine le plus peuplé de Bretagne deviendra le plus petit.
Des propositions de recentralisation ; avec la perte de la clause de compétence générale, il en sera fini du dynamisme local, le l’émulation que peut représenter la capacité à agir dans les domaines de l’économie, de la recherche, de l’aménagement du territoire, de l’égalité des chances etc..
En réalité, il s’agit d’une longue liste de restrictions dont on ne saisit pas bien le sens si ce n’est de masquer que la mauvaise gestion c’est l’Etat : 26 000 € de dettes par habitant. 450 € par habitant en Ille et Vilaine pour l’investissement, c'est-à-dire la constitution d’un patrimoine.
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