Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

S'exprimer avec un seau de purin : la bêtise n'a pas de parti politique

L’agression dont a été victime le président de l’université Rennes 2 est lâche (les agresseurs étaient encagoulés), signe de faiblesse et surtout profondément imbécile. Ceux qui ont fait ca ne disent rien, ne démontrent rien. Ils avaient peut être un message, une idéologie mais ils n’ont réalisés qu’un geste humiliant.

 

On voit bien d’où ils tirent leurs modes d’actions…Ils ont sans doute cherchés à assimiler un peu trop rapidement toute une philosophie, déjà ancienne, d’« agitprop », tout un ensemble de moyens de mobilisations et d’expressions qui ont fait la force des mouvements des années 60 ou 70. Vite avalés, à peine mastiqués, mal digérés. 

Et parce que c’est une agression violente et dégradante : on ne peut imaginer plus minable et idiot.

Mais je ne voudrais pas être aussi affirmatif que certains, pointant des agitateurs d’extrême-gauche. On a vu dans bien des cas que la bêtise et la violence n’ont pas de parti politique. Elles sont universellement partagées : ni de droite, ni de gauche ! Justes condamnables.

Malgré des moyens en baisse et des conditions sans cesse dégradées (les vrais saboteurs de l’université ne sont pas forcément encagoulés), Marc Gontard et ses équipes font honneur à la tradition d’excellence universitaire de notre département, de notre région… Qu’ils soient, tous, assurés de mon plein soutien.

 

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édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

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