Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

Pour une autre politique éducative : l’école peut être une arme d’émancipation massive

 

Il y a quelques jours, c’était la rentrée des classes : rentrée un peu particulière dans un climat morose dans et hors les murs de l’école.

 

A l’Education Nationale, on supprime des postes, en grande majorité des enseignants et des encadrants, parce qu’il a été décidé de se soumettre à une règle absurde et idéologique qui consiste à dire qu’il est bon de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux. De 2007 à 2010, c’est 49400 postes supprimés soit plus de 6% des effectifs. Un seul exemple : la diminution du nombre d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) ne permet pas, à l’heure du fameux et fumeux « droit opposable », l’accueil dans de bonnes conditions de nombreux élèves handicapés.
En somme, on est train de réaliser sur le dos de l’école, le plus grand plan social de France et le « budgetarisme » est devenu le seul critère d’efficacité pédagogique. Plus grave, on agit, comme si l’éducation de nos enfants n’était pas un investissement d’avenir, comme si elle n’était pas le meilleur antidote contre toutes les inégalités : économiques, sociales ou culturelles.
Ce comportement est si absurde que l’on est en droit de se dire que la droite, décidemment, n’aime vraiment pas l’école.
 
A l’inverse, sur cette terre qui est la nôtre, à notre échelle, la majorité de gauche du Conseil Général est sur tous les fronts pour assurer aux jeunes collégiens du département plus de moyens afin que l’Ille-et-Vilaine soit le territoire de la réussite pour tous.  Nous avons agi pour que le collège soit le lieu et le moment des réponses plutôt que celui des confusions.
Nous n’avons pas ménagé notre peine en portant la dotation moyenne par élève de 236 euros à 290 euros en 5 ans. Nous avons agi pour une meilleure orientation, via le dispositif Orientibus, qui a permis à près de 18 000 collégiens d’y voir plus clair sur leur avenir. Nous avons agi pour un meilleur climat au sein des collèges, avec l’opération « Vivre son collège autrement » afin que les élèves puissent reprendre confiance en eux, respectent l’autre et se mobilisent face aux enjeux scolaires. Nous avons contribué à réduire la fracture numérique, avec le dispositif Ordi 35 qui a permis à 60 000 collégiens d’acquérir une parfaite maitrise des outils bureautiques et d’être mieux armés pour poursuivre leurs études et réussir leur intégration future sur le marché de l’emploi. Nous allons modifier ce dispositif pour répondre, encore mieux, aux besoins des élèves les plus défavorisés.
Et je ne détaillerai pas tout les travaux réalisés ou envisagés pour offrir à chacun de meilleurs locaux, un meilleur matériel, bref de meilleures conditions à son épanouissement.
 
L’avant-projet de loi de réforme des collectivités territoriales nous promet moins de moyens, moins d’autonomie…Mais nous avons trop fait pour accepter de faire moins.
Nous continuerons. Nous avons l’obligation de faire plus et de faire mieux, parce que nous pensons que c’est le rôle de la puissance publique que d’agir pour offrir les meilleures conditions d’enseignements à tous les élèves et assurer, ainsi, à chacun les moyens de son développement, de son émancipation, de sa réussite personnelle et professionnelle future.
Ce sont les bases d’une autre politique éducative, une politique qui prépare l’avenir, une politique qui tire les leçons de la crise économique et sociale que nous vivons et qui fasse de l’école une machine d’émancipation et non d’exclusion.
Ceux qui pensent que cela coûte trop cher font semblant d’ignorer que l’éducation est et demeure le ciment social de notre communauté, la République.

Commentaires

Le transport

J'habite Fougères et je rends visite à ma mère qui habite à louvigné du désert tout les semaines et pour cela j'utilise le bus de la ligne 18 bis je voudrai attiré votre attention sur les arrêts de ce bus ma mère étant à 100 m d'un arrêt de bus de cette ligne et le bus ne peux pas s'arrêter car le chauffeur n'a pas le droit alors que le matin il charge des lycéens et le soir ils les déposent je voudrai savoir pourquoi moi je doit faire 1km500 pour être déposé et prendre mon bus alors que les lycéens peuvent bénificés de cet arrêt il faut que les personnes âgées marchent et cela est bon pour le coeur donc faire rouler des bus sans les faires arrêter est plus logique et comme cela il gagne du temps logique politicienne lorsque je rentre sur Fougères je demande au chauffeur de me descendre à un arrêt de bus de ville et là le chauffeur le fait volontier alors qu'il n'est pas prévu heureusement il y a des chauffeurs intelligent qui déroge à la règle il y quelques années la ligne de chemin de fer Fougères Vire a été supprimé elle avait été remplacé par une ligne de bus qui a été supprimé à cause du changement de département je crois que les êtres humains régressent et la politite aussi

Amicalement

Alain Guérin un usagé de lalignede bus 18 Bis

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édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

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