Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

Vol des "Ordi35" : l'occasion fait le larron

C’est dans les journaux et notamment dans Ouest France des 18 et 19 août. Une entreprise de maintenance de Bruz a été cambriolée. 551 ordinateurs du dispositif Ordi 35 ont été subtilisés. Le préjudice est lourd et à charge de l’entreprise et de son assureur. Fin de l’histoire ?
Pour Mmes Le Callennec et Daucé, non. Pour ces deux conseillères générales de l’opposition, l’occasion est trop belle de démontrer que l’opération coute trop cher, bien trop cher. Comme si elles semblaient se réjouir que ce désolant fait divers vienne justifier leurs oppositions à Ordi 35 et ce avec un timing parfait, à 15 jours de la rentrée. Ce type de communication fait passer le fait divers de la dimension policière à la dimension politicienne.
 
C’est dans l’air du temps. Il se passe quelque chose, un fait divers, plus ou moins grave,  plus ou moins bien relayé dans la presse, plus ou moins marquant dans l’opinion. On s’en empare, on le transforme, on le fait parler, on le presse comme un citron pour en extraire des conclusions, politiques bien sûr, et idéalement qui correspondent aux orientations que l’on préconise.
C’est facile, pas cher et on peut espérer un certain écho.
 
Je ne serais pas élu, je ne ferais pas de politique... je trouverais cela drôle. Ici, c’est grotesque. Cela participe à décrédibiliser encore un peu plus l’action des élus, issus de la majorité ou de l’opposition.
Ce n’est pas ma vision des choses.

 
Lorsque j’ai appris que ce cambriolage avait eu lieu, ma première préoccupation n’a pas été de communiquer mais de m’assurer auprès de mes services que chaque élève disposerait bien d’un ordinateur à la rentrée. J’ai privilégié la continuité d’un dispositif public, populaire auprès des familles et utile pour les jeunes, à la satisfaction minuscule de voir mon nom dans le journal. Et j’assume, je ne vais pas me mettre à commenter tous les faits divers…
 
Et surtout cela ne ressemblerait pas à l’idéal qui porte mon engagement politique.

Commentaires

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <p> <br> <img> <a> <em> <strong> <ul> <ol> <li> <b> <i> <object> <embed> <param> <div>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question nous sert à nous protéger contre le spam merci d'y répondre.

édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

Archives du site

L M M J V S D
 
 
1
 
2
 
3
 
4
 
5
 
6
 
7
 
8
 
9
 
10
 
11
 
12
 
13
 
14
 
15
 
16
 
17
 
18
 
19
 
20
 
21
 
22
 
23
 
24
 
25
 
26
 
27
 
28
 
29