Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

CREPS : L’ETAT VEUT FAIRE PORTER LE CHAPEAU AUX COLLECTIVITÉS LOCALES

J’ai participé ce matin du 26 mars à une réunion convoquée par l’Etat pour parler de l’avenir du CREPS. Un avenir assombri par le choix du gouvernement de se retirer du fleuron breton de la formation sportive et de l’éducation populaire.

Depuis près d’un an, j’ai été alerté au sujet des menaces qui pesaient sur le Centre Régional d’Education Populaire et des Sports de Dinard. Immédiatement, j’ai saisi le ministre Laporte pour signifier mon refus de voir rayer de la carte nationale un des fleurons bretons de la formation sportive.

Mais la Révision Générale des Politiques Publique – sainte RGPP –   est devenue l’apha et l’omega de la pensée gouvernementale et la suppression des services, son obsession.  En fin d’année 2008, le ministre a confirmé la fermeture du CREPS de Dinard.
D’aucun ont tenté de convaincre que leur intervention en haut lieu avait permis de sauver l’établissement. Certains ont voulu y croire ; Pourtant, nous n’avons pas été dupes et j’ai souligné qu’à défaut d’être sauvé, le CREPS était sorti d’une liste de structures purement et simplement fermées pour entrer dans une catégorie « intermédiaire ». En soins palliatifs !!!
A mon sens, cet « intermédiaire » doit être entendu comme un purgatoire. Qui au sens du dictionnaire signifie : « état ou lieu symbolique de purification temporaire pour les défunts morts en état de grâce, mais qui n’ont pas encore atteint la perfection qu’exige la vision béatifique ; fig : période d’épreuve transitoire ». Et quelle épreuve !
Depuis le début, je dénonce ce qui est devenu une pratique habituelle du gouvernement : se débarrasser de structures dont il ne veut plus pour en transférer la charge aux collectivités publiques. A elles de porter, le cas échéant, l’impopularité du refus de payer l’addition !
Avec 91 millions d’euros de transfert de compétences et de charges non compensées par l’Etat, le Conseil général (donc les habitants d’Ille-et-Vilaine) règle une note salée. Il n’est pas question pour moi d’en rajouter.
D’une part parce que je crois qu’un équipement comme le CREPS de Dinard mérite de se voir conforté dans une politique du sport de haut niveau national (pour peu qu’il y en ait une).
D’autre part, je refuse d’être mis devant le fait accompli : le gouvernement ne veut plus financer le CREPS  et somme les collectivités de trouver une solution. Ce même gouvernement crie haro sur les financements croisés, mais il les sollicite pour adoucir ses désengagements ! Je n’en serai pas le complice.
Qu’avons-nous appris ce matin ?
1. Que le député-maire de Saint-Malo avoue que le CREPS est en sursis. Ah, bon ? J’avais compris qu’il l’avait sauvé…Mais ce matin, il convenait que la position de l’Etat était si opaque que les élus ne pouvaient se prononcer.
2. Que le Comité Régional Olympique et Sportif n’avait été associé à aucune discussion à l’initiative du gouvernement et qu’il avait été invité la veille à cette rencontre que nous attendions tous depuis plus de trois mois. C’est une chance que n’a pas eue un syndicat représentatif (le SNEP)…Mais il devrait être informé des discussions par les représentants de l’Etat.
3. Que le pôle espoir golf est condamné. 
4. Que le pôle badminton pourrait (?)être conservé, mais la fédération attend d’y voir plus clair sur le devenir de l’établissement. Comme nous tous d’ailleurs !
5. Que le pôle Volley-Ball devrait (décidément le conditionnel!!)aussi rester à Dinard pour peu que le Directeur Technique National le confirme après sa venue, fin avril, à Dinard.
Avec des « si »…
Côté Etat :
-          on confirme la dotation de l'Etat disparaitra avec la fermeture du CREPS de Dinard, sauf si les collectivités locales mettent la main à la poche pour réduire sa participation.
-          qu’aucun pôle national n’y sera installé ;
-          pour les pôles espoirs, seul un vague « espoir » réside du côté du foot féminin. Cela trouverait quelques grâces aux yeux de l’Etat qui ne dit toutefois pas ce que cela impliquerait dans sa participation quant à l’avenir du centre.
 
La Région, avec le département et les communes concernées, ont remis une précisé leurs intentions pour l’avenir. Nous verrons l’accueil qu’elles recevront.
Je reste, en tous cas, très dubitatif sur l’intérêt de cette rencontre où nous n’avons rien appris que nous ne sachions déjà.
Ce qui ne me rend guère optimiste…

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édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

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