Président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine

Plus belle la poste

Plus de deux millions de participants à la votation, 30 000 en Ille et Vilaine. Un beau succès à mettre au compte d’une mobilisation collégiale.
On peut gloser sur la légitimité d’une telle consultation, on peut disserter sur l’orientation de la question posée, il reste que deux millions de nos concitoyens ont fait le choix de manifester leur attachement au plus ancien des services publics : la Poste.
 
On nous dit que la structure resterait publique, 100% publique, « promis-juré », ce serait inscrit dans la loi.
Mais on a le droit d’être inquiet et de considérer avec un peu de méfiance les promesses d’un gouvernement qui, il y a encore 10 mois, souhaitait ouvrir le capital de la Poste à hauteur de 20 ou 30%. On est en droit d’être dubitatif face aux promesses d’un président de la république qui avait juré avec la même verve que Gaz de France resterait sous le contrôle de l’Etat.  
 
Nous ne pouvons pas accepter que la Poste, troisième employeur de notre pays, seule banque publique française, qui assure la permanence d’un service fondamentale pour nos territoires, s’engage dans une voie qui mènerait, inévitablement, à sa privatisation.
 
La Poste n’a pas besoin de changer de statut. Elle gagne de l’argent, elle en reverse même parfois à l’Etat (141 millions d’euros de dividendes en 2007).
Elle aurait besoin de fonds pour affronter la concurrence prochaine ? Cela s’entend. Mais c’est à l’Etat d’agir.
 
Il faut s’opposer à la logique gestionnaire qui peu à peu pollue l’impératif de service public et qui est inscrite noir sur blanc dans le plan d’entreprise « Performance et Confiance ».
C’est pourquoi, je fais partie d’un collectif départemental : « Plus belle la Poste ». Nous sommes des élus locaux du département, de toutes couleurs politiques, confrontés au quotidien à la démission du groupe la Poste de sa mission d’aménagement du territoire : horaires tronqués, bureaux fermés, service postal sous traité à la mairie ou aux commerçants.
Nous nous sommes engagés pour défendre une autre vision du service public et pour demander à l’Etat de garantir au groupe postal les moyens d’assumer ses responsabilités.
L’avenir de la Poste peut être sauvé par ce type de mobilisation.
 
C’est un combat juste et c’est un combat partagé, je le pense, par la majorité des français.
 
 
Ps : si vous êtes un élu local et que vous souhaitez plus de renseignements sur le collectif « Plus Belle la Poste », merci de contacter
Marie-Thérèse SAUVEE
Vice-Présidente du Conseil général
Collectif Plus Belle La Poste
1, avenue de la Préfecture
35042 Rennes Cedex

Commentaires

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <p> <br> <img> <a> <em> <strong> <ul> <ol> <li> <b> <i> <object> <embed> <param> <div>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question nous sert à nous protéger contre le spam merci d'y répondre.

édito par Jean-Louis Tourenne

 

J'ai souvent dit à quel point il me semblait inquiétant de voir se développer au sommet de l'Etat les pires des pratiques: un culte de l'argent immodéré, des liens inquiétants avec les puissants, les importants, une politique au service de ces derniers, au service des privilèges et au détriment des plus faibles.
Il se dit beaucoup de choses sur Eric Woerth, Liliane Bettancourt, sur "les enveloppes" qui auraient circulé de main en main. L'opacité encore, l'opacité toujours. Un scandale au sein d’un gouvernement, c’est déjà très inquiétant mais objectivement peu y ont échappé. Mais là l’heure est grave car ils se multiplient, s’ajoutent les uns aux autres, au point presque que l’un chasse l’autre.
Il se développe un climat nauséabond qui empêche que ne se tiennent les vrais débats, qui intéressent l'avenir des francais, comme celui sur la réforme des retraites....Mais peut être cela les arrangent-ils finalement
Beaucoup de bruit, en somme, et je n'en rajouterai pas.
Mais qui ne serait pas choqué d'entendre, aujourd'hui, Christian Estrosi comparer les interrogations légitimes adressées à Eric Woerth, dont les situations de conflit d'intêret sont évidentes, avec les campagnes menées contre Roger Salengro, ministre du Front populaire, et Pierre Beregovoy. Ces deux personnalités, que tous savaient intègres, et dont tous reconnaissaient le respect élevé qu'ils avaient pour la politique, et qui ont choisi de mettre fin à leur vie. M.Estrosi ajoute que ceux qui voudraient que la justice fasse son travail sont des personnes "assoifées de sang". Cela revient à comparer nos médias  aux journalistes de la revue nationaliste et antisémite Gringoire qui avaient poussé, en 1936, Roger Salengro à commettre l'irréparable. Le propos est grossier, le trait outrancier.
Nous vivons une crise. Une crise économique, sociale mais également institutionnelle et de plus en plus morale. Et les propos de M.Estrosi n'honorent ni la république ni ceux qui s'en disent les représentants, au plus au sommet de l'Etat.

Archives du site

L M M J V S D
 
 
 
 
 
 
1
 
2
 
3
 
4
 
5
 
6
 
7
 
8
 
9
 
10
 
11
 
12
 
13
 
14
 
15
 
16
 
17
 
18
 
19
 
20
 
21
 
22
 
23
 
24
 
25
 
26
 
27
 
28
 
29
 
30
 
31