
Les phénomènes de désertification médicale dans les milieux ruraux provoquent l’escalade des interventions du Service Départemental Incendie Secours (SDIS) au titre du secours aux personnes. Cette situation devient de plus en plus inquiétante.
En tant que président du SDIS, j’ai voulu réunir, en présence du préfet, les différents partenaires concernés par cette problématique à savoir l’Agence Régionale de Santé, le Centre Hospitalier Régional, le Centre 15 et le Samu, les transporteurs privés et les Sapeurs Pompiers du département.
Au terme de cette rencontre, l’ensemble des partenaires a convenu de la nécessité d’améliorer le dispositif existant et de dégager des réponses adaptées aux difficultés rencontrées : amélioration de la régulation médicale au niveau du Centre 15, définition précise de la notion de carence, clarification des missions et des relations entre le SAMU, les Sapeurs Pompiers et les transporteurs privés.
Ces questions là relèvent de la qualité de vie, des services à la personne et d’une certaine idée de l’aménagement du territoire. Elles sont donc une priorité pour notre département.
Il est urgent de renforcer les moyens humains et techniques du Centre 15, centre stratégique de régulation des appels. C’est pourquoi j’ai proposé que le Conseil général, que je préside, participe financièrement, pendant un temps, à la réalisation de cet objectif. Proposition inédite et novatrice que le préfet, M.Cadot, a acceptée.
Sa mise en œuvre devrait, à terme, permettre de diminuer la sollicitation des services d’incendie pour des missions qui ne sont pas les leurs, qu’ils puissent se concentrer sur leurs missions d’urgence et par conséquence, d’optimiser le dispositif de secours dans le département tant en limitant les dépenses pour le SDIS.
En passant par une SCOP ...
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