Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

Monsieur Méhaignerie, professeur de morale à appliquer aux autres

Ce que vote M. Méhaignerie à Paris pèse sur les foyers vitréens et de toute l'Ille-et-Vilaine. Pas facile, dans ces conditions, de nous faire la leçon.

A Paris, il aura voté toutes les lois inégalitaires, tous les textes amputant le pouvoir d’achat des plus pauvres, des classes moyennes pour favoriser ceux qui vivent déjà dans l’opulence. Près de 50 % des richesses sont détenues par 10% des français. Ce n’était pas suffisant, il a fallu leur accorder le bouclier fiscal, supprimer les droits de successions pour les plus riches – ainsi les fortunes vont-elles pouvoir se concentrer davantage – prendre en charge des pauvres élèves des Alliances Françaises à l’étranger, offrir 400 millions d’euros à M. Bernard Tapie, 30 milliards et plus aux banques et encore dispenser les plus fortunés de participer au RSA. Tout cela au frais du contribuable. Qui donc est le plus assisté dans notre pays ?

A Paris, Monsieur Méhaignerie a laissé la note pour les classes populaires s’alourdir : franchise médicale (la même pour tout le monde), une taxe supplémentaire par mois et notamment sur la consommation. L’a-t-on entendu s’élever contre le prix du gaz à la consommation, contre le gel des salaires, l’amputation du pouvoir d’achat ?

A Paris , Monsieur Méhaignerie a voté le transfert sur les collectivités locales et notamment les départements une partie des déficits de l’Etat dont la dette atteint des profondeurs abyssales. Monsieur Méhaignerie a accompagné l’escroquerie dont se rend coupable l’Etat : ne pas payer ce qu’il doit aux collectivités sur les exonérations et dégrèvements qu’il a décidé.

Ainsi, c’est 91 millions d’euros de plus que le département doit supporter sur son budget en 2009. L’équivalent de plus de 50 points d’imposition. Et M. Méhaignerie, en Ille et Vilaine, vient nous reprocher d’augmenter, contraints et forcés, de 12% la fiscalité en épargnant au maximum les plus défavorisés. Ce qu’il ne fait pas sur Vitré.

Ni en 2006, ni en 2009, pas plus que les autres départements de droite ou de gauche, nous n’aurions eu à augmenter les impôts pour nos seules orientations.
 

Commentaires

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <p> <br> <img> <a> <em> <strong> <ul> <ol> <li> <b> <i> <object> <embed> <param> <div>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question nous sert à nous protéger contre le spam merci d'y répondre.

édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

Archives du site

L M M J V S D
 
 
1
 
2
 
3
 
4
 
5
 
6
 
7
 
8
 
9
 
10
 
11
 
12
 
13
 
14
 
15
 
16
 
17
 
18
 
19
 
20
 
21
 
22
 
23
 
24
 
25
 
26
 
27
 
28
 
29