Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

Un Gouvernement cynique et impuissant face à la crise

UNE SITUATION DE CRISE ET UN ETAT IMPUISSANT ET CYNIQUE Le monde et notre Pays bien sûr, hélas, sont dans la tourmente : les bourrasques sont devenues tornades qui emportent notre société, certaines de ses structures économiques et sociales et, bien évidemment, la confiance dans l’avenir. Chaque jour amène sa longue et douloureuse litanie de nouvelles lourdes et de désespérance. La récession est là et nous ne sommes qu’à ses débuts. Noël s’annonce mais à la joie et à la fête familiale vont se substituer le doute et l’angoisse du lendemain dans les familles, chez les travailleurs privés d’emplois ou en passe de l’être. Enfin, rassurons-nous, les banquiers, les patrons de presse audiovisuelle, les plus riches, les huissiers même, M. Marchiani, recevront de beaux cadeaux. Pendant ce temps notre pays doute, a peur, miné qu’il est par les inégalités, le chômage, la misère toujours plus lourde de 13 % de nos concitoyens. Notre pays se prépare à des lendemains douloureux et incertains. L’argent public a été dilapidé au profit des plus riches pour favoriser ceux qui n’avaient pas besoin de nos faveurs, mais les réclament toujours. Et les grands patrons font la morale : M. Verluca, patron de Vallourec, a vu ses revenus augmenter de 2 312 % entre 2006 et 2007 pour atteindre 18,12 millions d’euros, soit 12 siècles de SMIC. Pouvait-on croire que de telles inégalités, quand le pouvoir d’achat stagnait, pouvaient durer éternellement. Ce libéralisme là devrait être mort. On devrait en tirer les enseignements pour changer de modèle de développement. Il n’en est rien ! Monsieur Madoff fait miroiter des revenus de 12 % sur les capitaux placés, sur une économie virtuelle et les banques s’y précipitent encore. Banques qui profitent scandaleusement de la crise, quand le taux de base de la banque européenne est réduit à 2 % et qu’elles maintiennent des taux d’intérêt élevés pour les entreprises, les collectivités ou les particuliers. Quel patriotisme ! Quelle citoyenneté ! La droite n’a retenu de la politique américaine que ce qui l’a fait plonger aujourd’hui. Et notre Président s’apprêtait à aller encore plus loin avec les crédits hypothécaires qui ont engendré la crise des subprimes. Notre dette devient abyssale : plus de 25 000 € par habitant. Voilà ce que chaque nouveau-né en France reçoit comme cadeau de bienvenue sur cette terre ! Les comptes de la Nation sont dans un état pitoyable et notre balance commerciale creuse son déficit abyssal avec près de 60 milliards € à la fin de l’année pendant que l’Allemagne enregistrera un excédent de l’ordre de 170 milliards d’euros. Et Bernard Tapie coûtera 6€ à chaque habitant.

Commentaires

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <p> <br> <img> <a> <em> <strong> <ul> <ol> <li> <b> <i> <object> <embed> <param> <div>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question nous sert à nous protéger contre le spam merci d'y répondre.

édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

Archives du site

L M M J V S D
 
 
1
 
2
 
3
 
4
 
5
 
6
 
7
 
8
 
9
 
10
 
11
 
12
 
13
 
14
 
15
 
16
 
17
 
18
 
19
 
20
 
21
 
22
 
23
 
24
 
25
 
26
 
27
 
28
 
29