Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

La sécurité professionnelle - Les crédits sont suffisants

62 milliards d'euros (dont 32 milliards d'exonération decharges sur les bas salaires) c'est le montant des exonérations consenties aux entreprises sur le budget de l'Etat. Presque le budget de l'Education nationale. Le protectionnisme en matière économqie est sclérosant pour l'innovation. Financer la Recherche et la Formation donnerait certainement plus de "punch" à nos entreprises.

30 Milliards d'euros versés par l'UNEDIC pour l'indemnisation des demandeurs d'emplois ayant-droits. Or, le chômage est plus dévastateur que la simple perte de revenus même s'il faut la copenser;

15 à 20 milliards de cadeaux: loi TEPA, bouclier fiscal, exonérations en tous genres, évasion fiscale, niches fiscales etc...

Au total 150 milliards ou presque de manque à gagner. N'est -il pas temps de réfléchir à une autre modèle de développement, d'autres droits des travailleurs: la sécurité professionnelle. Le droit à la formation à l'investissement dans des activités sociales, caritatives etc... s'inspirer de la flexsécurité pratiquée au Danemark, par exemple.

mais c'est peu compatible avec le neolibéralisme qui pense qu'en faisant les gros yeux aux profiteurs, ils seront moins cupides, moins rapaces, pilleront moins les ressources de notre planète.

On rêve.

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édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

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