Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

L'ultralibéralisme dans tout ses excès et son cynisme.

Corps de l'édito: 

Les pays de l'Union Européenne plus sévères avec les ouvriers Grecs qu'avec les traders:

Cinq mois pour un accord des Pays de l'Union Européenne pour aider, sous forme de prêt,  la Grèce. 110 milliards sur une période de 3 ans, soit moins de 40 milliards par an. Sous réserve d'un complément apporté par le FMI. L'Europe, allant elle-même, à Canossa implorer l'aide du fonds Monétaire International, comme le plus banal des pays dit émergents. Même pas honte!!!

Les Pays Européens auront prêté, voire donné parfois, bien davantage, et sans contreparties, aux banquiers responsables de la crise. Et sans aucune contrepartie, sauf quelques suggestions morales comme si, ceux qui nous ont conduits là où nous sommes pouvaient être sensibles à ce discours éthique. A preuve, ils se sont empressés de distribuer près de 30% de l'argent du contribuable, au traders pour les engager de nouveau dans les pratiques à risques - pas pour eux - pour les citoyens et les Etats.

Par contre, de la Grèce, on exige des contreparties drastiques: gel des salaires, des retraites, augmentation des recettes fiscales, réduction du nombre de fonctionnaires. Ah... décidément; le fonctionnaire est honni par les tenants du libéralisme. Comme l'Etat interventionniste qu'on bénit lorsque qu'il vient compenser les pertes. Qu'il ne se même surtout pas de vouloir partager les bénéfices: ça c'est- privé. Supprimer des fonctionnaires, diminuer les pouvoir d'achat, c'est des recettes déjà expérimentées par le FMI dans les pays émergents. Elles les ont conduit à des crises terribles!!

Et Monsieur Sarkozy, accroché comme une bernique sur son rocher, au bouclier fiscal mais qui se propose de commencer à penser à la résorption de notre déficit colossal ( pas si loin de celui de la Grèce) en taxant toutes les prestations dont bénéficient les salariés. Pas les stock-options, pas les bonus, non les chèques restaurants. Peut-on faire plus cynique?? Je ne suis pas que les salariés supportent longtemps encore ces injustices intolérables.

 

édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

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