Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

J'étais dans la rue

Hier, j’ai marché aux côtés des manifestants dans les rues de Rennes,  parmi celles et ceux qui refusent le sort que leur réserve la réforme des retraites annoncée par le gouvernement.
 
Mépris, indignation et colère sont les mots que m’inspire la méthode de concertation mise en place par les services du Ministère du Travail. M. Woerth, tout comme ses nombreux prédécesseurs, s’est largement répandu dans les médias pour alerter l’opinion publique sur le "trou dans les caisses de retraite". Il s’agissait de faire preuve de pédagogie, pour mieux faire accepter les changements drastiques à venir. Parallèlement, la concertation avec les partenaires sociaux a pris la forme d’un dialogue de sourds. Les positions ayant été déterminées par avance, le gouvernement n’a pas hésité à limiter en temps ces rencontres, faisant dire à certains qu’il n’y a jamais eu plus « déconcertante concertation ».
 
 
 
Au-delà de cette question de forme, on peut voir dans cette réforme l’occasion ratée de formuler un réel projet de société, dont l’ambition et les objectifs seraient partagées par toutes les composantes de la population. Ainsi, nous travaillerions ensemble à plus de justice sociale.
 
Au contraire, cette réforme restera sans doute dans l’histoire comme l’un des moments de notre décennie ayant le plus divisé les français : les actifs contre les inactifs, les jeunes contre les plus âgées, les salariés du privé contre ceux du public, les plus défavorisés contre les plus favorisés etc. Pire encore : cette réforme, qui menace la cohésion sociale de notre pays, est un « miroir  aux  alouettes ».
 
Sa mesure phare, le report de l’âge légal de départ à la retraite au-delà de 60 ans, n’est pas un remède efficace et durable aux besoins de financement de notre système social. Le déficit des caisses de retraites n’en sera pas davantage comblé.
 
Une fois mise en place, le seul résultat visible sera l’augmentation des inégalités parmi les travailleurs, en particulier ceux dont la vie professionnelle a débuté très tôt. Pour les classes populaires, la réforme s’annonce comme une double peine : allongement du temps de travail pour un métier dont l’exercice est rendu difficile avec l’âge.
 
D’autres solutions, plus justes et équitables existent, mais il faudra se battre pour qu’elles soient entendues. La mobilisation contre la réforme d’hier ainsi que celles à venir seront indispensable pour faire battre en retraite le gouvernement !

Commentaires

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <p> <br> <img> <a> <em> <strong> <ul> <ol> <li> <b> <i> <object> <embed> <param> <div>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question nous sert à nous protéger contre le spam merci d'y répondre.

édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

Archives du site

L M M J V S D
 
 
1
 
2
 
3
 
4
 
5
 
6
 
7
 
8
 
9
 
10
 
11
 
12
 
13
 
14
 
15
 
16
 
17
 
18
 
19
 
20
 
21
 
22
 
23
 
24
 
25
 
26
 
27
 
28
 
29