Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

Opposition: quand on en est à inventer des critiques...

Les propos de l’opposition au Conseil Général d’Ille et Vilaine rendent indirectement hommage à l’action de la majorité et nous l’en remercions. En effet, je suis amené à supposer que rien dans notre politique n’est sujet à critique puisqu’elle semble contrainte d’en inventer.

Pourtant depuis 2004, force est de constater qu’elle s’est systématiquement opposée aux politiques en faveur de l’égalité des chances ( Ordi 35, démocratisation de l’enseignement de la musique, expérimentation sur la petite enfance …) et de l’aménagement du Territoire ( contrats de territoires – expression la plus achevée de la solidarité, transfert du laboratoire d’analyse à Fougères, Agences départementales) . Par ailleurs, elle tente de noyer le lecteur sous une jardinière de légumes en additionnant les choux et les carottes ! Nos concitoyens méritent mieux. Nous pensons pour notre part que c’est un devoir d’être transparent et de dire la vérité

 
Deux exemples dont la caricature confine à la mauvaise foi !
 
- L’égalité des chances à travers ORDI 35. La majorité est particulièrement fière de cette politique. Adoptée dès juillet 2004 cette décision a permis de prévenir la fracture numérique, entre ceux qui ont accès au savoir et ceux qui ne l’ont pas. Elle a été un plein succès. 75% des enseignants utilisent maintenant dans leur classe les ordinateurs comme un moyen d’individualisation de l’enseignement.  Elle a certes couté 43 Millions d’euros. Mais pourquoi ne pas dire que ce chiffre est le cout total de l’opération sur 5 ans ? Parce qu’il faudrait préciser que le budget du Département est de 4000 millions d’euros sur la même période ! Nous n’avons pas à rougir de cette opération qui a couté moins de 1% du budget ait permis à toute une génération d’obtenir la maitrise de l’outil. Les 60 000 élèves qui ont quitté le collège en maîtrisant l’outil informatique en attestent.
 
-L’aménagement du territoire. Quand est venu le moment, justifié par l'augmentation des effectifs (de 2800 à 4000) liés en majeure partie à la décentralisation, de construire des bureaux supplémentaires, nous avons préféré les réaliser dans les Pays plutôt qu’à Rennes. Le coût supplémentaire - indemnités comprises - est de 2 000 000 d’euros sur 30 ans. C’est un peu moins que la construction d’un seul CDAS ! Loin des 43 000 000 d’euros de l'ancienne majorité pour une extension du conseil Général à Rennes ou des 35 000 000 d’euros que réclame l'opposition pour construire l'Espace Sportif Départemental à Rennes. Nous, nous visons l'équilibre du territoire et nous le faisons, à l’heure où l’Etat déménage.
 
La majorité de gauche a su répondre aux attentes de la population et à ses engagements inscrits dans le projet stratégique départemental, tout en maitrisant ses coûts de fonctionnement. Dans ce domaine, nous sommes à la 82e place sur 100 avec 653 € par habitant.  Cherchant désespérément mieux, la droite n’a trouvé qu’un seul département, le Maine et Loire qui dépense…40 euros de moins ! Nous pourrions aisément rétorquer, par exemple, que notre taux de chômage est de 7.2 %, deux points sous la moyenne nationale, quand le taux de chômage du Maine et Loire est à 8.6% ! Nous pourrions comparer la qualité de nos services en direction de l’éducation, des personnes âgées…
 
Nous pourrions rappeler que depuis 2004, nous avons diminué les dépenses de communication (suppression d’un numéro de Nous Vous Ille…), que nous avons supprimé la garden-party du précédent président de droite, que notre communication ne pèse que 0.16% du budget (13 personnes) contre 0.36% du budget (75 personnes) pour les Hauts-de Seine, chers aux amis de monsieur Sarkozy !
 
Pour autant, nous sommes prêts à examiner les prétendues économies souhaitées par l’opposition, qui ne cesse de proposer des dépenses nouvelles en session, à une seule condition : qu’elle nous dise quels sont les personnels en trop ? Où les supprimer ? Comment répondre aux besoins des habitants (personnes âgées, personnes handicapées, collégiens, petite enfance, aide sociale…) ?
 
C’est un exercice beaucoup plus dur que le ministère de la parole, alors que non content de décider de nos dépenses, le gouvernement décide aujourd’hui de nous priver de nos recettes, via la réforme largement dénoncée de la taxe professionnelle !
 
C’est la mort du Département, mais surtout des politiques de solidarité qu’il met en œuvre, que votent les parlementaires à Paris, y compris ceux de l’Ille-et-Vilaine. Qui prendra en charge la solidarité demain ? Il nous appartient, collectivement, de nous battre pour elle !
 
Nous nous mobilisons chaque jour, parce que nous sommes fidèles à nos idéaux, à notre vision d’une société solidaire et harmonieuse, et parce que nous sommes des élus responsables. Responsables, nous le sommes devant les habitants d’Ille et Vilaine. Nous assumerons donc nos prérogatives, et le mandat qui nous est confié par le peuple, pour protéger nos concitoyens les plus fragiles.
 
Enfin, concernant l’intervention de madame Jacquemin : elle a souhaité que le président de la commission 3, lui confirme que la réduction des subventions de 20 % aux tiers privés et de 30 % aux tiers publics soumise au vote ne concernait aucunement les participations aux établissements sociaux et médico-sociaux liées à l’application de la tarification. Souhaitant être rassurée, Madame Jacquemin, a fait une intervention judicieuse mais qui ne modifiait en rien la proposition faite à l’Assemblée.
 

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édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

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