Président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine

Pour une société plus juste, plus accueillante, plus apaisée

Le Projet stratégique départemental : des engagements au service de chaque habitant d'Ille-et-Vilaine

Depuis notre élection, il y a bientôt cinq ans, j’ai toujours tenu à associer chaque habitant d’Ille-et-Vilaine à la politique que nous mettons en œuvre. En mars 2008, vous avez renouvelé votre confiance aux élus de la majorité, ce qui témoigne de notre volonté partagée de porter haut les valeurs de solidarité et d’excellence.

Solidarité. Certains trouveront le mot galvaudé, oubliant que chacun, à un moment ou à un autre de sa vie, a besoin de bénéficier de la solidarité de ses concitoyens : à la naissance d’un enfant, lorsque les accidents de la vie nous éloignent de l’emploi, lorsque l’âge rend difficile le quotidien…
On l’oublie trop : pour être apaisée et harmonieuse, la société se doit d’éloigner les frustrations et les injustices sources de colère, de révoltes et de violence.
Bâtir une société d’égalité des chances, c’est jouer l’intérêt collectif. C’est dire et faire que chacun, qu’importent les conditions de sa naissance, doit pouvoir accéder aux services publics, aux savoirs, à la culture et au sport sans discrimination.
 
A l’échelle du Département, cela se traduit par une politique sociale ambitieuse et par un volontarisme, jamais démenti, en matière d’aménagement du territoire.
 
Je le crois et, avec vos élus, nous le voulons : l’Ille-et-Vilaine peut devenir un pôle d’excellence :
- excellence des services apportés à tous les habitants avec la déconcentration de nos services autour de sept agences créées à travers le territoire ;
excellence des pôles économiques pour irradier, en complément de la métropole rennaise, nos campagnes et le littoral en créant une dynamique forte, attractive, compétitive ;
excellence en matière d’environnement pour devenir le leader des éco-activités en alliant monde de l’entreprise, de l’université et de la recherche au service d’un monde vivable aujourd’hui et demain.
 
Ce projet ne peut réussir que si chacune et chacun se l’approprie. C’est pourquoi nous irons plus encore à votre rencontre pour partager et débattre de nos orientations.
 
On me demande parfois ce qui guide notre politique. Le contrat que nous vous proposons à travers ce document l’illustre : bâtir une démocratie moderne, ouverte à tous, porteuse de bien être pour chacun et d’une ambition irrésistible de voir les plus jeunes d’entre nous vivre dans un monde meilleur.
A notre échelle et ensemble, nous pouvons y parvenir !
 

Commentaires

littérature

Victor Hugo a écrit ceci: Que peut-il ? Tout! Qu'a t-il fait? Rien! Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène: il fait rage, il touche à tout, il court après les projets; ne pouvant créer, il décrète; il cherche à donner le change sur sa nullité; c'est le mouvement perpétuel; mais hélas! cette roue tourne à vide. L'homme qui, après sa prise du pouvoir, a épousé une princesse étrangère est un carrièriste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le coffre fort (j'ajoute les médias) Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il l'a foule aux pieds, lui rit au nez, la nie, l'insulte et la bafoue! triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé. Ce texte de Victor Hugo est tiré de "Napoléon, le petit" Etrange coïncidence avec un petit homme qui fait aujourd'hui l'actualité !!!

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édito par Jean-Louis Tourenne

 

J'ai souvent dit à quel point il me semblait inquiétant de voir se développer au sommet de l'Etat les pires des pratiques: un culte de l'argent immodéré, des liens inquiétants avec les puissants, les importants, une politique au service de ces derniers, au service des privilèges et au détriment des plus faibles.
Il se dit beaucoup de choses sur Eric Woerth, Liliane Bettancourt, sur "les enveloppes" qui auraient circulé de main en main. L'opacité encore, l'opacité toujours. Un scandale au sein d’un gouvernement, c’est déjà très inquiétant mais objectivement peu y ont échappé. Mais là l’heure est grave car ils se multiplient, s’ajoutent les uns aux autres, au point presque que l’un chasse l’autre.
Il se développe un climat nauséabond qui empêche que ne se tiennent les vrais débats, qui intéressent l'avenir des francais, comme celui sur la réforme des retraites....Mais peut être cela les arrangent-ils finalement
Beaucoup de bruit, en somme, et je n'en rajouterai pas.
Mais qui ne serait pas choqué d'entendre, aujourd'hui, Christian Estrosi comparer les interrogations légitimes adressées à Eric Woerth, dont les situations de conflit d'intêret sont évidentes, avec les campagnes menées contre Roger Salengro, ministre du Front populaire, et Pierre Beregovoy. Ces deux personnalités, que tous savaient intègres, et dont tous reconnaissaient le respect élevé qu'ils avaient pour la politique, et qui ont choisi de mettre fin à leur vie. M.Estrosi ajoute que ceux qui voudraient que la justice fasse son travail sont des personnes "assoifées de sang". Cela revient à comparer nos médias  aux journalistes de la revue nationaliste et antisémite Gringoire qui avaient poussé, en 1936, Roger Salengro à commettre l'irréparable. Le propos est grossier, le trait outrancier.
Nous vivons une crise. Une crise économique, sociale mais également institutionnelle et de plus en plus morale. Et les propos de M.Estrosi n'honorent ni la république ni ceux qui s'en disent les représentants, au plus au sommet de l'Etat.

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