Il y a quelques jours, c’était la rentrée des classes : rentrée un peu particulière dans un climat morose dans et hors les murs de l’école.
A l’Education Nationale, on supprime des postes, en grande majorité des enseignants et des encadrants, parce qu’il a été décidé de se soumettre à une règle absurde et idéologique qui consiste à dire qu’il est bon de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux. De 2007 à 2010, c’est 49400 postes supprimés soit plus de 6% des effectifs. Un seul exemple : la diminution du nombre d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) ne permet pas, à l’heure du fameux et fumeux « droit opposable », l’accueil dans de bonnes conditions de nombreux élèves handicapés.
En somme, on est train de réaliser sur le dos de l’école, le plus grand plan social de France et le « budgetarisme » est devenu le seul critère d’efficacité pédagogique. Plus grave, on agit, comme si l’éducation de nos enfants n’était pas un investissement d’avenir, comme si elle n’était pas le meilleur antidote contre toutes les inégalités : économiques, sociales ou culturelles.
Ce comportement est si absurde que l’on est en droit de se dire que la droite, décidemment, n’aime vraiment pas l’école.
A l’inverse, sur cette terre qui est la nôtre, à notre échelle, la majorité de gauche du Conseil Général est sur tous les fronts pour assurer aux jeunes collégiens du département plus de moyens afin que l’Ille-et-Vilaine soit le territoire de la réussite pour tous. Nous avons agi pour que le collège soit le lieu et le moment des réponses plutôt que celui des confusions.
Nous n’avons pas ménagé notre peine en portant la dotation moyenne par élève de 236 euros à 290 euros en 5 ans. Nous avons agi pour une meilleure orientation, via le dispositif Orientibus, qui a permis à près de 18 000 collégiens d’y voir plus clair sur leur avenir. Nous avons agi pour un meilleur climat au sein des collèges, avec l’opération « Vivre son collège autrement » afin que les élèves puissent reprendre confiance en eux, respectent l’autre et se mobilisent face aux enjeux scolaires. Nous avons contribué à réduire la fracture numérique, avec le dispositif Ordi 35 qui a permis à 60 000 collégiens d’acquérir une parfaite maitrise des outils bureautiques et d’être mieux armés pour poursuivre leurs études et réussir leur intégration future sur le marché de l’emploi. Nous allons modifier ce dispositif pour répondre, encore mieux, aux besoins des élèves les plus défavorisés.
Et je ne détaillerai pas tout les travaux réalisés ou envisagés pour offrir à chacun de meilleurs locaux, un meilleur matériel, bref de meilleures conditions à son épanouissement.
L’avant-projet de loi de réforme des collectivités territoriales nous promet moins de moyens, moins d’autonomie…Mais nous avons trop fait pour accepter de faire moins.
Nous continuerons. Nous avons l’obligation de faire plus et de faire mieux, parce que nous pensons que c’est le rôle de la puissance publique que d’agir pour offrir les meilleures conditions d’enseignements à tous les élèves et assurer, ainsi, à chacun les moyens de son développement, de son émancipation, de sa réussite personnelle et professionnelle future.
Ce sont les bases d’une autre politique éducative, une politique qui prépare l’avenir, une politique qui tire les leçons de la crise économique et sociale que nous vivons et qui fasse de l’école une machine d’émancipation et non d’exclusion.
Ceux qui pensent que cela coûte trop cher font semblant d’ignorer que l’éducation est et demeure le ciment social de notre communauté, la République.