
Tolérant, je crois l’être, et pourtant il m’arrive d’être fatigué, irrité devant la morgue, l’outrecuidance de certains qui, à Paris, loin du cœur et des regards, ont conduit notre pays au désastre. Certes, il y a la crise mondiale mais ils ont démontré, bien avant, qu’ils pouvaient, à eux seuls, sans concours extérieur, casser la machine économique et sociale :
Et puis, ils viennent ici, jusque dans nos bras, jouer les professeurs de morale et de bonne gestion après avoir multiplié les faveurs aux plus riches, amputé le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, créé les travailleurs pauvres, développé la misère et le chômage. Ils proclament à qui veut les entendre que ce n’est pas bien d’augmenter les impôts alors que les impôts sont les moyens les plus équitables d’ouvrir des droits à tous et notamment aux plus démunis de bénéficier de toutes les conditions de leur épanouissement, de la protection collective, de la sécurité et de la santé.
Notre dette s’établit à 450 €/habitant, fondée sur la valorisation de notre patrimoine ou celui des communes (elle est au moins de 25 000 €/habitant fondée sur rien ). Ils hypothèquent l’avenir de toute une jeunesse par la dette accumulée, les milliards jetés à la volée comme le semeur répand les graines autour de lui. Et c’est à nous qu’ils viennent, sans honte, faire reproche de mauvaise gestion. Ce qui prouve, au moins, tous les psychiatres vous le diront, qu’ils ont un peu de mauvaise conscience et le sentiment d’une lourde culpabilité
Mesdames, Messieurs, les bons apôtres, commencez donc par vous montrer vertueux, économes de nos finances, avant de nous excommunier pour hérésie. Tartuffe, c’est une comédie. Ici ça devient tragique.
Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!
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