Président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine

Nous aimerions, aussi, ne pas accuser l'Etat

"Lassés de vous voir rendre l'Etat responsable!"

Voilà ce que certains habitants d'Ille et Vilaine m'écrivent parfois, en ajoutant que, par ailleurs, ils osnt plutôt d'accord avec les orientations politiques que nous défendons. Mais ils aimeraient que nos ne rendions pas le gouvernement responsables de toutes nos difficultés. Nous aussi!!

Force est de constater que nos capacités d'actions sont singulièrement limitées par un Etat qui, impécunieux, ne cesse de charger notre barque. Oui, nous aimerions qu'il cesse et nous permette  de conduire, mieux encore, notre politique pour une société plus harmonieuse, un département dynamique et équilibré.

Certains souhaitent que nous fassions des économies. Nous l'avons fait mais nous occupons la 82 ème place en matière de dépenses de fonctionnement. La marge de manoeuvre est donc forcément limitée.

"Lassés de vous voir rendre l'Etat responsable!"

Voilà ce que certains habitants d'Ille et Vilaine m'écrivent parfois, en ajoutant que, par ailleurs, ils osnt plutôt d'accord avec les orientations politiques que nous défendons. Mais ils aimeraient que nos ne rendions pas le gouvernement responsables de toutes nos difficultés. Nous aussi!!

Force est de constater que nos capacités d'actions sont singulièrement limitées par un Etat qui, impécunieux, ne cesse de charger notre barque. Oui, nous aimerions qu'il cesse et nous permette  de conduire, mieux encore, notre politique pour une société plus harmonieuse, un département dynamique et équilibré.

Certains souhaitent que nous fassions des économies. Nous l'avons fait mais nous occupons la 82 ème place en matière de dépenses de fonctionnement. La marge de manoeuvre est donc forcément limitée.

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édito par Jean-Louis Tourenne

 

J'ai souvent dit à quel point il me semblait inquiétant de voir se développer au sommet de l'Etat les pires des pratiques: un culte de l'argent immodéré, des liens inquiétants avec les puissants, les importants, une politique au service de ces derniers, au service des privilèges et au détriment des plus faibles.
Il se dit beaucoup de choses sur Eric Woerth, Liliane Bettancourt, sur "les enveloppes" qui auraient circulé de main en main. L'opacité encore, l'opacité toujours. Un scandale au sein d’un gouvernement, c’est déjà très inquiétant mais objectivement peu y ont échappé. Mais là l’heure est grave car ils se multiplient, s’ajoutent les uns aux autres, au point presque que l’un chasse l’autre.
Il se développe un climat nauséabond qui empêche que ne se tiennent les vrais débats, qui intéressent l'avenir des francais, comme celui sur la réforme des retraites....Mais peut être cela les arrangent-ils finalement
Beaucoup de bruit, en somme, et je n'en rajouterai pas.
Mais qui ne serait pas choqué d'entendre, aujourd'hui, Christian Estrosi comparer les interrogations légitimes adressées à Eric Woerth, dont les situations de conflit d'intêret sont évidentes, avec les campagnes menées contre Roger Salengro, ministre du Front populaire, et Pierre Beregovoy. Ces deux personnalités, que tous savaient intègres, et dont tous reconnaissaient le respect élevé qu'ils avaient pour la politique, et qui ont choisi de mettre fin à leur vie. M.Estrosi ajoute que ceux qui voudraient que la justice fasse son travail sont des personnes "assoifées de sang". Cela revient à comparer nos médias  aux journalistes de la revue nationaliste et antisémite Gringoire qui avaient poussé, en 1936, Roger Salengro à commettre l'irréparable. Le propos est grossier, le trait outrancier.
Nous vivons une crise. Une crise économique, sociale mais également institutionnelle et de plus en plus morale. Et les propos de M.Estrosi n'honorent ni la république ni ceux qui s'en disent les représentants, au plus au sommet de l'Etat.

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