Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

Plate-forme de Châteaubourg: la politique sous son plus laid visage

Pour avoir été douloureusement victime d'atteinte à mon honneur, ce que j'ai de plus cher,  je sais que M. Méhaignerie n'hésite devant rien pour sauver ses nombreux sièges et une image pourtant peu conforme à la réalité. Dans le Journal de Vitré, la semaine dernière, ses affirmations sont indignes. Il attribue l'échec du projet de plateforme logistique au Conseil Général (sous-entendu, dans sa majorité actuelle). Il se fait fort aujourd'hui, de porter avec la Région seule - Région qu'il combattait hier sous différents prétextes - un projet alternatif. La  majorité actuelle, de gauche, du Conseil Général est, pour lui, infréquentable depuis qu'elle a failli lui infliger un camouflet en 1998 ( à 1 siège près, bien qu'il eût utilisé des moyens peu orthodoxes pour sa campagne - j'en parlerai peut-être plus longuement dans une autre communication-) et sourtout, l'a emporté en 2004 ( lui enlevant son bien, lui qui faisait les rois) et conforté sa position (33 élus contre 20) en 2008.

Je me souviens encore des rodomontades vengeresses de l'ancien ministre quand, en 1981, François Mitterrand devenait Président de la République. On supporte bien la gauche quand elle est dans l'opposition mais elle devient une usurpatrice quand elle ose gouverner alors que le pouvoir revient légitimement à la droite.

Mais revenons à la Plateforme de Châteaubourg et les valses hésitations démagogiques du Député de Vitré:

  • 2003: l'ancienne majorité du Conseil Général, après étude des différents sites possibles pour une plate forme logistique, retient celui de Châteaubourg. M. Méhaignerie est nécessairement d'accord.
  • 2004 - 2005 : changement de majorité au Conseil Général. la Chambre de Commerce de Rennes est chargée d'une étude d'opportunité et conclut à l'intérêt de faire compte-tenu des exigences du développement durable. M. Méhaignerie est plutôt contre et excipe des expériences ratées ailleurs en France.
  • 2005-2006: il faudra plus de deux ans pour enfin mettre en place le Syndicat mixte d'étude de faisabilité d'une zone logistique sur Châteaubourg. Le Conseil Régional, le Conseil Général, la Communauté d'Agglomération de Vitré, la Communauté de Communes de Châteaugiron en sont les membres fondateurs. Et chacune des assemblées délègue 6 représentants au Conseil d'Administration.
  • Polémique au CG: la désignation des membres du CG est difficile. L'opposition par la voix de Michel Pigeon exige la proportionnelle ce que nous sommes prês à accepter sous réserve que dans la communauté d'agglomération de Vitré on fasse de même. " Impossible, dit Michel Pigeon, à Vitré on ne fait pas de politique donc chez nous nous ne savons pas qui est de droite, qui est de gauche". Objectif non avoué: par cet artifice obenir une majorité de droite. Nous proposons alors pour éviter toute équivoque que chaque assemblée choisisse ses délégués parmi les membres de son exécutif.
  • 2006 (ou 2007) : Création d'une association de défense, agissante, active, déterminée et communicant tous asimuts.
  • 2007: Je me rends à la demande de son Président à une réunion du syndicat mixte. M. Méhaignerie est également invité. Il proclame son attachement à la réalisation rapide et dit son adhésion au projet.
  • L'association de défense communique, suscite des adhésions. M. Méhaignerie, moins ardent, considère qu'il faut réduire la surface et trouve beaucoup de défauts à l'opération: trop cher, pas facile à réaliser etc... Il répugne, dit-il, à solliciter le contribable ce que, dit-il, il n 'a jamais fait pour des opérations économiques - Et Ker Lann? et Mitsubishi à Etrelles et bien d'autres opérations? et les garden parties? -
  • 2009: Nouvelle réunion du CA du Syndicat à Domagné. M. Méhaignerie et moi-même sommes présents. Après une légère amputation pour sortir trois riverains de la zone - qui d'ailleurs nous feront savoir qu'ils ne l'ont pas demandé - les membres présents agréent unanimement le projet.

Le Conseil Municipal de Chateaubourg s'oppose, celui de Servon également. Celui de Domagné adopte avec des conditions et le Conseil de Communauté de Châteaugiron agit de même. Le Conseil d'Agglomération de Vitré, ne répond pas à la question posée par le Syndicat, mais au contexte d'alors  et sur la demande de son Président, s'oppose.

Et Monsieur Méhaignerie nous accuse!!! quand j'affirme qu'il ne recule devant aucune contre-vérité!!! Parce qu'il faut du courage pour assumer ses choix, ses actes. Il y faut d'abord  et avant tout des convictions pour prendre le risque du mécontentement mais assurer mieux l'avenir de tous.

En résumé:

  • M. Méhaignerie a été pour (sous l'ancienne majorité) puis contre, puis circonspect, puis pour, puis contre.
  • Les décisions du CA ont toujours été prises à l'unanimité et, seulement parfois,  une abstention.
  • La présidence est statutairement  tournante: deux ans Vitré Comunauté, puis, ensuite, deux ans le Conseil Général. L'ensemble des partenaires a donc été un acteur de la proposition finale soumise au vote. Pourquoi s'en prendre au seul Conseil Général? parce que pour noyer son chien, on l'accuse de la rage

Je suis triste que ce projet n'ai pas été compris par les élus de Châteaubourg et de Servon. Je suis triste de n'avoir pas été assez convaincant sur le caractère indispensable de cet outil de la multimodalité  pour  la vitalité de la Bretagne, pour les emplois et les richesses de demain, en cette période de mutation profonde, de mise en oeuvre de l'écotaxe, d'exigence d'énergies alternatives et d'économie des fossiles. Je le vis comme un échec ce qui ne me conduit pas à renoncer. 

Et je vis comme une agression insupportable par leur caractère  mensonger les accusations de M. Méhaignerie. Je devrais pourtant être le dernier à m'en étonner. Trop de naïveté sans doute!! Et il est rop tard pour que ça me passe.

 

Commentaires

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <p> <br> <img> <a> <em> <strong> <ul> <ol> <li> <b> <i> <object> <embed> <param> <div>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question nous sert à nous protéger contre le spam merci d'y répondre.

édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

Archives du site

L M M J V S D
 
 
1
 
2
 
3
 
4
 
5
 
6
 
7
 
8
 
9
 
10
 
11
 
12
 
13
 
14
 
15
 
16
 
17
 
18
 
19
 
20
 
21
 
22
 
23
 
24
 
25
 
26
 
27
 
28
 
29