
Ceux qui écrivent sont surtout des personnes d’âge mûr et des seniors mais les jeunes sont concernés au premier chef. Aujourd’hui, 4 % des personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté ont plus de 65 ans, 25 % ont entre 16 et 25 ans. C’était exactement l’inverse il y a vingt ans.
« Le coût prohibitif des logements et la pénurie des logements sociaux conduisent, à l’extrême, certains salariés à adopter, de manière durable, des solutions précaires. Certains ont ainsi recours au camping toute l’année, ou encore des jeunes partagent une chambre d’hôtel » m’écrivait récemment la Commission Paritaire Départementale du Dialogue Social dans l’Artisanat.
Mois après mois, vos courriers sont nombreux à témoigner ainsi de la difficulté de vivre dignement pour certains d’entre vous. Ceux qui écrivent sont surtout des personnes d’âge mûr et des seniors mais les jeunes sont concernés au premier chef. Aujourd’hui, 4 % des personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté ont plus de 65 ans, 25 % ont entre 16 et 25 ans. C’était exactement l’inverse il y a vingt ans.
Un certain nombre de vos lettres traduit aussi ce qu’on a pu appeler le « désamour citoyen » et qui se manifeste par l’abstention ou le vote aux extrêmes.
Les désengagements de l’Etat perpétrés par le gouvernement actuel sont souvent mis en cause mais les collectivités locales ne sont pas toujours épargnées.
Quelques-uns s’adressent à nous comme à un dernier recours et, notamment en matière de logement, espèrent une intervention salvatrice. Il ne nous appartient évidemment pas d’attribuer les logements, mais face à la situation dramatique de pénurie, nous nous sommes engagés dans une politique hardie en faveur de l’habitat.
La majorité départementale suit une ligne de conduite des plus claires : élus sur un programme, nous avons élaboré un Plan Stratégique départemental pour le mettre en œuvre, nous en poursuivons méthodiquement l’application et nous tenons les habitants informés de sa réalisation.
En matière de logement, conscients du problème, nous définissions dans notre programme, dès 2004, deux grands axes :
Le Projet Stratégique Départemental adopté en décembre de la même année fixait ainsi les objectifs :
Vous pourrez vous convaincre à la lecture de ce numéro de Nous Vous Ille que la plupart de ces objectifs sont en voie d’être atteints et que certains sont déjà dépassés.
Dans une société riche comme la nôtre, tout citoyen devrait disposer du droit à un logement. Pour beaucoup, ce droit reste théorique. Trop de gens restent rejetés par la cherté du marché privé. Les demandeurs de logements sociaux sont de plus en plus nombreux alors que le rythme annuel de construction demeure insuffisant. Comment peut-on, sans un logement décent, trouver un emploi, étudier, progresser dans la société ?
En donnant la priorité aux plus démunis, nous voulons travailler à une solution pour toutes les couches sociales et pour chaque âge de la vie: étudiants ou jeunes travailleurs en situation précaire, en formation ou en premier emploi ; premier logement familial du salarié ; acquisition, pour la famille qui s’agrandit ; programmes spécifiques, en cas d’accident de la vie.
Par un effort sans précédent, nous avons avancé, depuis deux ans, pour rendre effectif et, à terme, opposable le droit au logement, déjà inscrit dans le préambule de la Constitution de 1946. Pendant ce temps, le Gouvernement, lui, se demande actuellement à quelle collectivité faire supporter le poids de ses promesses.
Faire ce que l’on dit ; dire ce que l’on fait : telle est notre ligne de conduite constante. C’est ainsi que nous entendons mériter la confiance de nos concitoyens et contribuer à une plus grande mobilisation civique, meilleur rempart contre toutes les aventures de la démagogie.
Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!