Blog personnel du président du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine (© Copyright Jean-Louis Tourenne 2009)

Les contours - audacieux - de notre nouvelle politique économique

 

Les contours – audacieux – de notre nouvelle politique économique
 
 
Quand la crise nous conforte dans notre volonté d’inventer de nouvelles façons d’agir
 
Les conséquences de la crise économique, amplifiées par les réformes qui restreignent drastiquement l’autonomie fiscale des collectivités territoriales, et tout particulièrement celle des départements, et traduisent un désengagement notoire de l’Etat en termes de dotations, conduisent les acteurs locaux à réviser leurs engagements financiers.
 
A côté de cela, et précisément du fait de la crise, la demande de soutien de la part des responsables économiques, et des salariés de leurs entreprises, est de plus en plus pressante, et qui plus est nécessaire, pour maintenir et créer des emplois, développer l’économie de notre territoire, son attractivité et le lien social qui lui est vital. 
 
Depuis 2009, le Conseil général d’Ille-et-Vilaine n’a jamais sacrifié ses interventions économiques sur l’autel de la crise. En témoignent la création d’un fonds mutualisé pour la revitalisation des bassins d’emplois touchés par les licenciements, confié à Idéa 35, notre dispositif CAP 35 en faveur du commerce et de l’artisanat, notre accompagnement pour le développement de zones d’activité de haute qualité, et nos projets, ambitieux, propices à la recherche et aux collaborations entre les entreprises et le monde académique (Bioagropolis, Biopôle, pôles de compétitivité).
 
 
Vérité, responsabilité et courage politique pour continuer à interroger nos pratiques
 
Nous pourrions nous arrêter là. Mais renoncer à poursuivre et à amplifier notre effort d’imagination serait abandonner les vies des travailleurs qui sont les premières victimes des plans de licenciements et des fermetures d’entreprises.
 
Je le répète, la vérité en politique revêt un caractère salutaire, tout autant que la responsabilité. Dire la vérité, c’est dire que les besoins des entreprises n’ont pas faibli tant les conséquences de la crise sont importantes. C’est dire aussi que notre système se complexifie, alors même que les capacités financières pour répondre à toutes les problématiques de notre société se réduisent. Etre responsable, c’est avoir le courage politique d’interroger nos modes de fonctionnement dans ce contexte nébuleux et avec nos budgets locaux exsangues.  
 
Au niveau de l’entreprise : intervenir stratégiquement différemment
 
Le simple et versement d’aides directes aux entreprises ne correspond plus à la réalité que la crise a profondément façonnée, alors même que ses effets vertueux sur l’économie n’ont jamais été démontrés. Nous avons la conviction que nous pouvons alors accompagner différemment et plus efficacement la création, l’extension ou la reconversion d’entreprises de statut PME en agissant de manière plus ciblée vers les activités porteuses, l’industrie victime de la crise et en désarroi, en nous impliquant de manière plus opportune dans le cycle de vie de l’entreprise.
 
Pour ce faire, le Département d’Ille-et-Vilaine passera de subventionneur à protagoniste associé à la stratégie industrielle grâce à des interventions nouvelles sous forme de capital investissement ou de prêts participatifs en direction des activités les plus dans la tourmente ou qui sont des « gisements potentiels de développement ».
 
Au niveau des salariés : dynamiser les parcours professionnels
 
Muscler nos entreprises, c’est aussi les rendre plus adaptables aux changements rapides imputables à la vitesse d’évolution des technologies et prévenir, autant que nous le pouvons, les licenciements et les périodes de chômage destructrices.
 
Ce sont précisément ces objectifs qui sont poursuivis par notre politique de dynamisation des parcours professionnels, qui loin de s’apparenter à un traitement social du chômage, consiste en une véritable politique économique de développement. Elle créé de nouvelles synergies entre les acteurs pour anticiper et identifier les besoins nouveaux des entreprises et former des salariés, tout au long de leur vie, capables d’y répondre.
 
La diversité des organismes volontaires pour nous accompagner dans une telle démarche, particulièrement innovante, de l’Union Patronale aux syndicats ouvriers, en passant par l’Etat, la Région, Pôle Emploi, témoigne de l’importance de l’enjeu et de la mobilisation autour de cette vitalité.
 
Pour conclure : de l’audace !
 
Stendhal a dit : « les peuples n’ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur ». Nous n’avons jamais douté de la force de l’innovation, du pouvoir de l’invention pour rester maîtres de notre destin. Avec notre nouveau mode d’intervention dans les entreprises et la dynamisation des parcours professionnels, l’audace a de beaux jours devant elle dans notre Département, au service de notre territoire et de nos concitoyens.
 
 
 
 

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édito par Jean-Louis Tourenne

Nicolas Sarkozy continue de diviser les français!

 
Dans la tête de Nicolas Sarkozy, il y a les « vrais » et les « faux » chômeurs. Sans doute comme il y a les « vrais » et les « faux » français, les fonctionnaires « courageux » et les autres « tire-au-flan », les « bons » juges et les « mauvais »… A droite toute, Sarkozy Le Diviseur sème la discorde, et s’empare de l’arme du référendum pour faire du Marine Le Pen sans le dire ! 
 
Hier, le chef de l’Etat a annoncé son souhait de s’adresser aux français afin qu’ils donnent leur opinion sur le « système d’indemnisation du chômage » et sur la façon de « considérer le travail et l’assistanat ». Ce sont ses mots ! Pour autant, il n’a pas le courage d’assumer cette proposition indécente, cynique et injuste dans son programme de candidat – non déclaré - à la prochaine élection présidentielle.
 
Quelle indécence que de préférer stigmatiser les plus pauvres pour cajoler les plus riches ! Pourquoi n'organise-t-il pas un référendum sur les dividendes, les hauts revenus, les stocks options ou sur l’impôt sur la fortune ?
 
Quel cynisme que de vouloir ajouter au traumatisme et à l’humiliation du chômage, une perte de moyens pour l’ensemble de la famille !
 
Quelle injustice que de vouloir faire payer les victimes du système, quand c’est le gouvernement qui n’est pas à la hauteur de ses obligations de création des conditions du plein emploi !
 
Et aussi, quel populisme ! Car on ne doute pas que Nicolas Sarkozy saura formuler la question de telle sorte qu’il obtienne la réponse qu’il attend. S’il demande : « les chômeurs doivent-ils continuer de toucher leurs allocations ? » ou « les chômeurs peuvent-ils refuser un emploi ? », le succès est assuré. En période de crise, l’idée que certains préfèrent rester chez eux plutôt que d’aller travailler est tenace. Et elle est alimentée par ces discours à la Wauquiez qui affichent la solidarité comme le cancer de notre société.
 
Cette annonce illustre une nouvelle fois la politique réactionnaire du chef de l’Etat, fondée sur le cynisme, la division des français et l’anéantissement des plus vulnérables. Aujourd’hui pourtant, la France n’a pas besoin d’extrémisme, mais de justice, de rassemblement et de progrès social. C’est la question essentielle du référendum de l’élection présidentielle prochaine. Les français sauront y répondre.

 

 

 

 

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