Bretilliens !


Depuis aujourd’hui, nos habitants ont un nom! Ce n’est pas du gadget. Certes nous avons bien vécu sans gentilé jusqu’à aujourd’hui mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas important, ou que nous sommes condamnés à ne pas en avoir.

Cela me semble d’autant plus important que nous traversons une période difficile, et que nous avons besoin de ressentir ce sentiment d’appartenance à une même communauté de destin. Le gentilé nous permet non seulement de nous identifier, au-delà de la seule information géographique, mais aussi, il nous rassemble.

Depuis aujourd’hui donc, nous sommes tous des bretilliens !

D’abord parce nous sommes bretons. Nous partageons, avec les finistériens, les costarmoricains et les morbihanais, cette même histoire. Celle de territoires pauvres et plutôt isolés, qui ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour se développer. Nous partageons cette tradition du dialogue social et cet engagement vers un nouveau modèle de développement. En Bretagne, l’économie sociale et solidaire, plus éthique, plus locale et plus respectueuse de son environnement, a trouvé des territoires pour s’ancrer et se développer. A la rentrée, l’expérimentation d’une monnaie solidaire complémentaire, le galléco, témoignera de la volonté de notre Département de soutenir une économie locale et responsable.

Si « bretilliens » renvoie à nos racines bretonnes, il a l’avantage de nous rattacher aussi à l’Ille-et-Vilaine. Je pense que c’était l’un des principaux inconvénients de la proposition « Haut-Breton » qui ne rattachait aucunement à notre Département et se prêtait mal à la féminisation.

Enfin « bretillien » est un nom facile à mémoriser, plutôt mélodieux, et « sérieux ». Les internautes du sondage réalisé par Ouest France avaient largement plébiscité le gentilé « Breizh-Illien » qui certes, aurait « fait le buzz » mais serait devenu ridicule une fois le jeu de mots passé. Par ailleurs, l’Ille-et-Vilaine n’appartient pas à la Bretagne bretonnante. Dans notre département, on parle aussi le gallo et on partage également les rouages de la culture gallèse.

Rassembleur, résistant aux effets de mode, élégant mais mélodieux, caractéristique d’une Bretagne jeune, moderne et innovante, moins maritime qu’agroalimentaire, sociale et solidaire, le gentilé « bretillien » ne demande maintenant qu’à s’imprégner dans nos discours à tous du quotidien.

Je remercie tous les membres du comité d’experts, qui ont accepté de travailler sur cet enjeu identitaire. Je remercie les conseillers généraux membres de la commission 5 et l’ensemble de l’assemblée départementale pour leur participation dans cette aventure que l’on considèrera dans plusieurs années comme relevant de notre patrimoine historique.

One thought on “Bretilliens !

  1. Effectivement , cela manquait et c’est une très bonne chose de pouvoir se reconnaître, s’idendifier, mais comme toujours, rien n’est parfait, l’ensemble du nom du département formé de deux fleuves, l’Ille et la Vilaine est escamotté, la Vilaine a disparu, c’est dommage, l’identification aurait été plus spontannée en concervant les deux noms.
    Souvent, on va chercher loin ce que l’on a devant sa porte. Les Ille-et-Vilains répondaient pleinement à ce besoin. Certes la féminisation en Ille-et-Vilaines pouvait être un peu trop connotée, quoique, mais il suffisait de la changer en Elle-est-Vilaine.
    Quelle publicité gratuite pendant des lustres, dans tous les jeux, pour ce cher département, présentement et pour les décennies à venir.
    Vilains et Vilaines, correspondent bien à nos ancêtres, paysans et paysannes attachées à cette terre, mais libres hier comme aujourd’hui et toujours.

    Daniel

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