Les enfants rois deviennent des adultes insatisfaits


Les enfants qui règnent en maître à la maison

 

  • Ma génération comme les suivantes – et pas seulement les soixante-huitards – ont eu droit dans l’enseignement dont ils ont bénéficié, au lycée ou à l’école de la vie, au Freudisme vulgarisé et, par conséquent, édulcoré. Il en est résulté un certain nombre d’idées simplistes qui se sont répandues et ont imprégné tous les esprits. Du type «  il ne faut pas refuser de satisfaire aux demandes des enfants sous peine de les traumatiser ». ainsi voit-on des enfants qui dès le plus jeune âge exigent, trépignent, font des crises et finissent dans la plupart des cas à obtenir satisfaction.
  • Laurence Pernoud et son best seller « j’élève mon enfant » porte une grande responsabilité sur le laisser aller qui s’installe dans les foyers devant les caprices des enfants. Qui n’a jamais  constaté combien ces charmants bambins peuvent s’exprimer avec bruits et fureurs dans les soirées collectives sans que beaucoup de parents ne songent à intervenir ?
  • La société de consommation qui utilise largement les moyens de communication les plus efficaces, par différentes stratégies, n’hésite jamais à promouvoir le désir de l’enfant comme légitime et devant être satisfait sous peine, pour les parents, de se sentir coupable de ne pas faire autant que les autres, de ne pas comprendre ce qu’il est indispensable d’acheter.
  • L’école hérite de ces enfants et n’a même plus les moyens d’y porter remède dès lors que chaque parent se sent soumis à l’exigence infantile de faire droit à la parole de l’élève au détriment de celle du professeur.

Et le service militaire a été supprimé qui brassait les populations et s’efforçait de donner à chacun le sens du collectif.

L’enfant roi est malheureux

 

  • Habitué à être le centre du monde à la maison, à obtenir tout ce qu’il veut, à n’apprendre ni ne respecter aucune règle, il se trouve dès 3 ans plongé dans un milieu où nombreux sont ceux qui ont les mêmes exigences que lui. Aussi revendique-t-il parfois avec violence ce qu’il considère comme un dû, une attention à lui seule prodiguée.

L’enfant roi ne respecte aucune autorité

 

  • Parce qu’il ignore qu’il existe des règles applicables à tous, qu’il ne constitue pas une exception, il ignore également les autorités chargés de veiller à leur application. L’adolescent, l’adulte qu’ils deviennent. Ils insultent le policier, le professeur, le pompier, le Maire, le Préfet, tous ceux qui représentent ce qu’il exècre le plus, ce qui l’empêchent d’agir comme il l’entend.

L’enfant roi est d’une exigence impossible à satisfaire

 

  • Il attend des autorités qu’elles lui apportent le bonheur qu’il est incapable d’atteindre quelles que soient les mesures mises en place pour lui faciliter la vie. Alors il nourrit de la rancœur à l’égard de ceux pour qui il a voté, nourrit l’alternance avant d’aller espérer un autre horizon auprès de ceux qui n’ont pas encore exercé le pouvoir, qui le bercent de belles promesses extrêmes, lui promettent que le monde sera meilleur pour eux quand on aura chassé tous ceux qui l’empêchent de s’adonner à tous ses plaisirs : les immigrés, les politiques,

Et c’est ainsi qu’ils iront donner leur voix à D. Trump ou à d’autres candidats pratiquant la même démagogie.

 

Peut-être est-il urgent d’accompagner les parents dans leur tâche d’éducateurs qui pour l’heure ne s’apprend nulle part sauf par imitation de sa propre éducation ou au contact des autres.

3 thoughts on “Les enfants rois deviennent des adultes insatisfaits

  1. Merci M Tourenne pour cette analyse qui résume tout à fait ce que je vis au quotidien… je suis l’assistante maternelle et suis en première ligne pour voir ces enfants sans limite… il est difficile pour les professionnelles de l’enfance de nous confronter à ces parents, il est temps que notre société se réveille avant des matins encore plus difficiles…

  2. C’est caricatural (même si il y a un fond de vérité). Les enfants rois ne sont pas une majorité, ce sont plutot des enfants délaissés et sans règle de vie suffisante que l’on voit, les adultes ont toujours autre chose à faire que s’occuper de leur éducation pour x raisons. C’est plus long et compliqué d’expliquer et de faire faire que laisser faire (dans un premier temps). Je suis d’accord avec la proposition d’aider les parents à devenir de réels parents qui prennent le temps d’entrer en relation avec leurs enfants. Idem pour les grands parents d’ailleurs, combien relaient leurs enfants ? (Il ne s’agit pas de remplacer les parents ou de prendre leur place, mais dans cette société très occupée les relais sont nécessaires, trouver sa juste place de grand parent : relayer à certains moments pour permettre au parent d’être plus disponible à ses enfants à d’autres moments)
    Cordialement

  3. l’enfant roi est malheureux! Lui apprendre à respecter les autres, ses parents, ses professeurs, etc. ne peut que lui apporter du bonheur et lui élargir l’esprit!

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